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 we can start it all over again ▲ naël

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A. Sevan Callaigh
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columbusite
DATE D'INSCRIPTION : 22/07/2014
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AVATAR : liam payne.
CREDIT : (avatar) wildest dream
ÂGE : 21 ans.
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columbusite
Message(#) Sujet: we can start it all over again ▲ naël Sam 9 Aoû - 22:54

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Naël ∞ Sevan
Allonger sur matelas, je fixe le plafond en silence. Il fait une chaleur à mourir dans la pièce et pourtant je ne bouge pas. Comme toujours je profite de l’instant avant de partir. J’ai encore passé la soirée avec Naël. Je lui avais envoyé un message pour lui proposer un cinéma et après avoir laisser planer un long silence d’une journée, il avait finis par me répondre. Naël finis toujours par me répondre. Je sais qu’il essaye de se détacher de moi, je ne suis pas bête, je vois bien que mon comportement ne lui plaît pas du tout. Je sais que je fais n’importe quoi avec lui et pourtant quand on est sorti du cinéma et qu’il m’a proposé d’aller boire un verre chez lui j’ai dit oui. Je savais que ce n’étais pas une bonne idée et pourtant j’y suis allé. Parce que le jeune homme me manque. Plus le temps passe, plus j’ai du mal à passer du temps loin de lui. Je suis en train de m’attacher tel un idiot alors que depuis le début je me répète que je ne dois surtout pas m’attacher à lui. C’est pour cela que je pars à chaque fois. Je ne suis jamais resté après une nuit de câlins. Jamais. Je me demande comment il accepte de me revoir à chaque fois. Je sais que je devrais arrêter, que je devrais totalement le rayer de ma vie, mais c’est plus fort que moi. J’ai besoin de retourner dans ses bras. Quand il me fait l’amour j’oublie tout. J’oublie que je suis malade et que ma vie ne tiens qu’à un fil, j’oublie que je suis qu’un orphelin dont personne n’as jamais vraiment voulu.  Dans les bras de Naël je me sens bien et ces derniers temps cela deviens de plus en plus difficile de le planter sans rien lui dire. Je voudrais rester, mais je ne me le permets pas. Parce que rester ça voudrait dire que j’accepte que notre relation évolue, rester c’est le laisser s’attacher a moi et je ne veux pas de cela. J’ai tellement peur que Naël s’attache à moi, que l’on devienne quelque chose de concret et que je finisse par mourir en le laissant seul. C’est vraiment quelque chose que je ne pourrais pas supporter. De lui faire autant de mal. Je sais que je ne fais pas vraiment mieux en ce moment, mais au moins je suis vivant. Enfin pour le moment. Il faut que j’arrête de ruminer comme cela. Il faut que je profite de ces quelques minutes de calme avant de partir.

Comme toujours, Naël à son visage enfoui dans mon torse et son bras autour de mes hanches. Il s’endort toujours dans cette position et je trouve cela adorable. Je sens son souffle chaud sur ma peau. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres tandis que mes doigts glissent doucement sur son avant-bras. J’aime le sentir contre moi. Je n’ai pas spécialement envie de partir, mais cela fait pratiquement une heure qu’il c’est endormi et je ne voudrais pas qu’il se réveille. Je me redresse tout doucement et tourne un peu le visage pour l’observer encore quelques secondes. Il est tellement mignon. Il a l’air tellement innocent aussi. Je m’en veux tellement de le laisser tout seul pour la vingtième fois au moins. J’ai l’impression de vivre un véritable combat intérieur. Je ne veux pas le laisser, mais je sais que c’est mieux comme cela. Alors comme à chaque fois, je me redresse un peu, je retire très délicatement le bras du jeune homme de sur mon torse et j’entreprends de libérer mon bras sous son corps. Je commence à tirer tout doucement, mais Naël bouge et avant que je n’aie le temps de réaliser quoique ce soit il ouvre grand les yeux. Et merde. Je crois que je me suis fait prendre à mon propre jeu. Il se redresse dans un bond et je tente de lui faire un petit sourire, mais je crois que c’est peine perdu. « Hey ! Désolé je ne voulais pas te réveiller. Je… J’avais mal au bras. » Excuse bidon. Il sait parfaitement que j’allais partir. Je ne sais plus vraiment où me mettre d’un seul coup… J’ai honte de moi.


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K. Naël Mc Ardle
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THETA RHO ALPHA
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THETA RHO ALPHA
Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Dim 10 Aoû - 8:32

we can start it all over again
Sevan & Naël
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Pendant toutes ces semaines difficiles, je m'étais fait discret sur ce que je pouvais bien ressentir. Je faisais comme si tout allait bien, que rien ne me mettait en colère, m'inquiétais ou encore me chagrinais, ce qui est totalement faux, je le conçois. Depuis que nous nous connaissons, il n'y a pas une seule soirée où Sevan n'a pas quitté mon appartement après qu'on ait fait l'amour. Oui, parce que pour moi, on faisait l'amour, ce n'était pas qu'une simple partie de jambes en l'air. Au début, je ne disais rien. Cette relation ne me dérangeait pas, même devrais-je dire, me convenais totalement. Néanmoins avec le temps, bien que cela ne fasse qu'environ six mois, je me suis attaché à cet idiot. Il est devenu très important dans ma vie, beaucoup trop important. Au point que je ne puisse plus enlever son image de ma tête. Son côté mystérieux m'intrigue tant que cela m'obsède. Cela ne doit pas être la même chose pour lui. Il doit me considérer comme son jouet sexuel qu'il peut jeter comme bon lui semble lorsqu'il est usé. Je sais que je devrais tout arrêter, me détacher complètement de lui, l'ignorer, le fuir... Peu importe la manière en fait, mais je n'y arrive pas. C'est plus fort que moi. À chaque fois qu'il m'appelle, j'essaie de résister, par contre, il réussit toujours à m'avoir. Je l'accueil à bras ouvert et voilà où ce que cela nous mène. Comme en ce moment même. Je suis bien dans ses bras musclés, la tête sur son torse. Il doit probablement croire que je suis en train de dormir, mais en réalité, je n'ai que les yeux fermés, en train de me laisser bercés par les battements de son cœur. C'est tellement apaisant. Je pourrais rester ainsi pensant des heures, sans bouger. Il y a tout de même cette peur qu'il me traverse sans cesse. Il repartira, c'est certain qu'il allait s'enfuir, d'une minute à l'autre même. Et si je me trompais ? Et s'il avait décidé pour une fois, de rester près de moi... Une seule petite fois. C'est sûr cette pensée, qu'un doux sourire fit son apparition sur mes lèvres. S'il restait auprès de moi, je serais au comble du bonheur. Quoi qu'il en soit, pour le moment, je profitais de l'instant présent. C'est seulement, quelques minutes plus tard, que je le sentis bouger. Il me déplaça le bras, lentement. Voilà, il allait le refaire, une fois de plus, et me laisser dans l'incompréhension la plus totale. J'ai une petite nouvelle pour lui cette fois-ci. Je ne le laisserai pas partir avant d'avoir eut des explications, je ne suis pas son chien. J'ai des sentiments, des émotions, moi aussi. Lorsque je me relevai brusquement en voyant qu'il voulait une fois de plus s'en aller, me laissant seul, je soupirai, déçu de ses paroles. Mon premier réflexe fut de vouloir l'attraper par la taille et de me coller à lui pour ne pas qu'il s'en aille. Néanmoins, ce n'est pas ce que je fis, mais je tournai plutôt la tête pour l'observer... Surtout surpris de le voir à ce point honteux de me voir réveillé. Il croyait être capable de partir, comme si de rien n'était, encore une fois. Try again mon beau ! « J'aurais aimé que tu restes au moins une fois. » Affirmais-je alors d'un ton sec, sur la défensive, ne prenant pas en compte ce qu'il venait de me dire. Je me relaxai alors légèrement, réalisant la brutalité de mon ton. « Désolé. » Murmurai-je avant de détourner mon regard dans le sens contraire.

Quelques secondes défilèrent alors, sans que l'un de nous deux ne parle à l'autre. D'ailleurs, je crus bien qu'il était parti après que je lui aie parlé ainsi, mais un mouvement derrière moi me fit comprendre qu'il s'obstinait à rester, ce qui ne cessait de me surprendre. Je n'avais pas l'intention de lui avouer tout ce que je pouvais bien ressentir... J'avais plutôt envie de comprendre pourquoi il agissait ainsi avec moi. Et c'est alors que je repris la parole, les yeux fixés sur le mur se trouvant en avant de nous, d'une voix adoucie « Dis... Tu t'es déjà retrouvé dans une situation où... Malgré tout ce que tu fais... Tu sais que tu n'y arriveras jamais ? » Oui, que je n'y arriverai pas... Que je ne pourrai plus faire semblant que tout cela ne me dérangeait pas, encore bien longtemps. Que je ne serai jamais en mesure de comprendre pourquoi je m'obstine à me rapprocher de lui, alors qu'il s'éloigne. Que je ne pourrai jamais passer une nuit complète avec cet être aussi merveilleux soit-il, mais si inconscient qui ne voyait pas les bonnes choses qui l'entouraient. Qu'il ne voyait pas que je tenais à lui. Bref... En retournant à nouveau la tête vers le jeune homme pour le regarder directement dans les yeux, je soupirai bêtement et lui adressai un sourire crispé avant de reprendre la parole. « J'aimerais bien savoir pourquoi tu fuis toujours. » À chaque fois que je lui permettais de revenir dans ma vie, si je peux dire, j'avais l'espoir qu'il reste près de moi, au moins quelques heures de plus. Je me sentais bête d'espérer pour rien. Ça n'arrivera jamais, il y a quelque chose qui le bloque. Mais quoi ? Qu'est-ce qui se passe dans sa tête ? Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Dis quelque chose qui lui a déplu ? Je ne peux pas dire que je suis mauvais au lit, sinon, il ne reviendrait pas à chaque fois. « Tu peux rester. Tu sais, je ne te jetterai pas dehors à coup de pied. Je ne te chasserai pas. Même que ça me ferait plaisir. » Je voyais bien que quelque chose n'allait pas, je ne suis pas con. Je lui pris donc tendrement la main. « Qu'est-ce qu'il y a ? Tu sais que tu peux tout me dire. » Non, en fait, il ne le savait pas, nous n'avions jamais réellement discuté ensemble. Notre relation, si s'en était une, n'était pas très saine. Il venait me voir, que pour assoupir ses pulsions. Voilà ce qu'il allait me dire. Qu'il ne voulait rien de sérieux, tandis que moi, j'espère comme un con.

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A. Sevan Callaigh
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Dim 10 Aoû - 9:47

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Naël ∞ Sevan
Je devais juste partir sans bruit. C’est tout ce que je devais faire. Je l’ai déjà fait un bon nombre de fois. Juste retirer mon bras de sous son corps frêle, déposer un baiser sur son front, me lever, m’habiller en moins de deux minutes et partir. Je connais cela par cœur. Je l’ai fait plusieurs fois sans jamais réveiller Naël. Mais visiblement ce soir je n’ai pas été assez discret. J’ai juste envie de me taper la tête contre le mur face à autant de stupidité. Bordel. Je vois tout de suite dans le regard du jeune brun qu’il va vouloir comprendre. J’ai l’impression d’être pris au piège d’un seul coup. Il va forcément me questionner et qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui répondre franchement ? Je sais que tout cela est légitime. Je ne lui en veux pas. Je crois qu’à sa place j’aurais engagé cette discussion il y a bien longtemps déjà. J’ai eu de la chance jusqu’à présent, mais ce n’est plus le cas. Je me sens tellement mal à l’aise. J’ai honte de mon comportement. Je ne suis vraiment pas fier de ce que je fais. Et bien entendu, Naël finis par poser une question. Enfin ce n’est même pas une question, il me demande juste sèchement de rester encore un peu avec lui. Bien sûr qu’il aimerait que je reste. Qu’il aimerait que je lui prouve qu’il n’est pas juste un jouet pour moi. Je vois dans ses yeux qu’il cherche juste à comprendre et cela me donne juste envie de me lever d’un bond pour m’enfuir sans me retourner. Je savais que je n’aurais pas dû revenir. Je le savais et maintenant je suis là face à lui, face à son regard empli de questions qui vont bientôt franchir la barrière de ses lèvres.

Pour essayer de paraître un peu moins suspect, je décide de me redresser et m’appuyer sur la tête de lui. Il faut que je paraisse détendu, il faut que je lui mente. Naël adopte la même position que moi et lorsque je tourne la tête pour apercevoir son profil je me rends compte qu’il fixe le mur d’en face. Il à l’air… Triste. Je n’aime pas trop les émotions que je peux lire sur son visage. D’un seul coup, il ouvre la bouche et me pose une question assez floue. Pourtant c’est quelque chose que je comprends parfaitement. Tous les jours je vis ce genre de situation. Tous les jours j’essaye de changer quelque chose pour que ma vie ne s’arrête pas de manière trop brutale et pourtant je sais que quoique je face, qu’importe les médicaments que je prends ou les examens que je fais, je vais finir par mourir. Etre au pied du mur est une sensation désagréable et voilà que je fais vivre cela à Naël… « Oui… Oui je connais ça. Très bien même. » dis-je doucement. A cet instant précis, j’ai juste envie de le prendre dans mes bras. J’ai envie de lui dire que tout ira bien et lui promettre que je ne partirais plus. Dans le fond, je pourrais lui dire pour ma maladie. Il n’y a rien de vraiment honteux là-dedans, après tout ce n’est pas moi qui ai décidé d’avoir un cœur tout pourri. Je pourrais lui dire, mais je n’ose pas. J’ai peur de sa réaction, peur de voir de la pitié ou de la tristesse dans ses yeux. Je n’ai rien dit à Andréa pour la même raison. Je préfère garder cela pour moi-même si cela paraît assez insensé je sais. Une nouvelle fois, Naël me demande pourquoi je passe mon temps à le fuir. Je voudrais tellement lui dire la vérité, mais je sais que je n’y arriverais pas. Je me mords doucement la lèvre et ferme les yeux. Il faut que je trouve un mensonge, n’importe quoi. Mais la première idée qui me passe par la tête va forcément lui faire plus de mal que la vérité. Je ne peux pas lui dire que je veux juste coucher avec lui. Parce que je tiens véritablement à lui. Dans le fond je rêve d’avoir une véritable relation avec lui. Je voudrais l’appeler mon petit ami et me montrer avec lui. Pourtant je continue à croire que c’est bien mieux comme cela. Je finis par sursauter lorsque Naël glisse sa main dans la mienne. Je tourne la tête vers lui en écoutant sa remarque. Il veut que je lui parle. Mon dieu, on dirait Andréa. « Ecoute Naël, je… » Je quoi ? Je veux juste coucher avec toi et partir ? Je ne veux surtout pas que tu te mêle de ma vie privée ? Je serre un peu sa main dans la mienne et soupire. « C’est mieux comme ça tu comprends ? » Je vois bien dans ses yeux que non il ne comprend absolument pas ce que je suis en train de lui dire. « Je pourrais jamais t’apporter rien de bon. Juste… Je tiens à toi, mais je ne veux pas rester, je veux pas faire de petit-déjeuner ou je ne sais quoi. » Je lâche sa main et passe la mienne sur mon visage. Je me déteste tellement pour lui dire tout cela. « Je crois qu’on ferait mieux d’arrêter de ce voir, je… Tu pourras jamais comprendre et je veux pas que tu sache. » Je crois que j’en ai un peu trop dit d’un seul coup, mais je me sens perdu. Je suis pas très bien d’un coup. Je sens la crise d’angoisse pointer le bout de son nez et ce n’est vraiment pas le moment. Il ne faut pas que je fasse un malaise devant lui, surtout pas.


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K. Naël Mc Ardle
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THETA RHO ALPHA
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THETA RHO ALPHA
Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Dim 10 Aoû - 12:48

we can start it all over again
Sevan & Naël
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je voyais qu'il s'éloignait de plus en plus de moi. Cette constatation ne faisait qu'ajouter à mes certitudes d'avant drame. Il était secret, troublé. J'ai l'impression qu'il se sert de moi pour se changer les idées... Je ne lui avais rien demandé, jusqu'alors, le laissant vivre sa vie, comme il l'entendait, mais maintenant, s'en était trop pour moi. Il fallait que tout cela cesse. Je me torturais et tous ces événements me détruisaient à petit feu. Je devais savoir, apaiser ma conscience. J'essayais de ne rien laisser paraître de mon inquiétude, de mes questionnements, jusqu'ici. À le voir agir, je me demandais si je n'étais pas sa « pute ». Nous nous voyons tout de même assez régulièrement, du moins, lorsqu'il en avait envie ou qu'il en ressentait le besoin, par contre, ce n'était plus assez pour moi. J'avais envie d'en connaître plus sur lui maintenant, pas seulement qu'on couche ensemble et qu'il s'en aille à la moindre occasion. Non, une relation d'amitié pourrait très bien me convenir. Je voulais passer du temps avec lui, pouvoir compter sur lui, autant qu'il pouvait compter sur moi. Pour l'heure, le voir fuir ainsi, ne faisais que me déchirer d'avantage. J'ai l'impression de revivre ce jour qui a marqué un tournant dans ma vie. Le divorce de mes parents. Cette déchirure qui m'a marqué depuis mon enfance, même si celle-ci m'avait également fait grandir. Mais le voir hésitant à me parler, me dire ce qu'il n'allait pas, me mettait dans tous mes états et ensuite, il me disait connaître des situations où il ne sait pas comment réagir. Il a avait totalement raison, il me le démontrait très bien. Je me mis à le regarder interrogativement, comme si j'attendais qu'il m'en dise plus, même si je sais que c'était peine perdu. Pourquoi semblait-il si tendu, ce n'est pas lui qui se fait jeter comme une chaussette sale à chaque fois. Je peux peut-être paraître égoïste, mais si je comprenais là où il voulait en venir, sans doute que je puisse me montrer plus clément à son raisonnement. Et maintenant, alors que je continuais à le regarder, mon visage s'adoucit. Il avait l'air complètement ailleurs, perdu dans ses pensées. Comme s'il s'était emprisonné dans une bulle et que personne ne pouvait la franchir. Qu'avait-il nom de Dieu ? Cela m'angoissait plus qu'autre chose. Je devais changer de sujet, mais avant tout, lui poser la question cruciale tout en lui prenant la main pour qu'il me parle, qu'il me dise ce qui lui arrivait, qu'il me fasse confiance. C'est tout ce que je demandais, après, je le laisserai tranquille.

Encore une fois, il semblait ne pas savoir quoi répondre, il coupa son explication, mais lorsqu'il reprit la parole au bout de quelques secondes, j'étais au bord de l'explosion. Non, je ne comprenais pas. Si c'était le cas, je ne lui aurais pas posé la question. Et la suite des choses me laissa un goût amer dans la bouche. Déjà lorsqu'il sépara sa main de la mienne, je ressentais un vide sans nom. « Je vois ! » Totalement déçu de ses paroles, je me suis levai et attrapa mon caleçon que je remis en vitesse avant de me retourner vers lui. « Je ne t'ai pas demandé de m'épouser, je veux seulement avoir ton amitié, pas me sentir comme une chose. » La conversation n'allait pas du tout dans le sens que j'aurais voulu. Pourquoi est-ce que c'est toujours aussi difficile de parler avec lui ? Toutefois, j'avais l'impression que quelque chose allait se produire, que cela n'allait pas être facile à entendre, à vivre. Que j'allais avoir mal. Et j'avais bien raison... J'aurais dû m'asseoir avant qu'il ne prenne la parole. Ses dires, on eut raison de moi. C'était comme si on me poignardait en plein cœur. Il ne voulait plus me voir ? Par contre, ce qui retenu mon attention est bien qu'il me cachait quelque chose et que de plus, je ne pourrais pas comprendre. Il serait surpris... Mes jambes commencèrent à trembler, je repris donc place sur le coin du lit, le plus loin possible que Sevan et prit ma tête entre mes mains. Je ne savais pas quoi lui dire. Nous ne pourrions jamais bâtir une amitié, surtout si la confiance n'est pas au rendez-vous. J'avais tout fait pour passé à autre chose, même ne pas répondre à ses coups de fil de temps à autre. Mais, lorsque tu as une personne dans la peau, c'est assez difficile de l'ignorer. Surtout lorsque tu n'arrêtes pas de penser à elle. Que tu te demandes ce qu'elle fait, avec qui elle se trouve, si elle est heureuse. Je vivais cela tous les jours. « Tu ne veux pas que je sache quoi ? Que t'es inconscient ? Merci, ça, je le savais déjà. Tu ne comprends pas que je cherche seulement à te comprendre. Si c'est comme ça, tu serais mieux de partir. Est-ce que... » Je ne pus continue ma phrase. Je m'étais retourné vers lui et il ne semblait pas du tout dans son état normal. Je restai là, sans savoir trop quoi faire avant de venir le retrouver à ses côtés, paniqué. Je le pris automatiquement dans mes bras, lui caressant le dos pour essayer de l'apaiser. Tout ce qui m'avait dit, était sorti de ma tête à la seconde où je l'ai regardé, je n'y pensais déjà plus. « Pardon, tu ne veux rien me dire et c'est correct. Tu as le droit à ton jardin secret, mais en effet, on serait mieux de ne plus se voir. » Ma voix s'était cassée au fur et à mesure que je lui avais dit ces paroles. Évidemment que ce n'est pas cela que je voulais. Je voudrais le garder près de moi, quitte à l'attaché aux barreaux de mon lit. Par contre, je voulais son bonheur et s'il ne le trouvait pas près de moi. Je n'allais pas le forcer. « Je commence à m'attacher à toi et je m'aperçois que je ne connais pratiquement rien de ta vie. Si tu veux t'éloigner de moi, je vais accepter ton choix, mais s'il te plait, ne revient plus me voir. » Ça me ferait trop mal... Par contre, ce dernier bout, je le gardai pour moi. J'aurais voulu m'enfoncer six pieds sous terre en annonçant cela. Je soupirai tout en continuant mes caresses dans son dos, pour l'instant, il avait besoin de moi et j'allais rester à ses côtés autant de temps qu'il allait le vouloir.

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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Dim 10 Aoû - 23:44

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Naël ∞ Sevan
Hier soir j’avais décidé de passer la soirée à l’appartement. C’était quelque chose d’assez rare ces derniers temps et Andréas avait décidé de faire de même. On c’était prévu une véritable soirée entre mecs comme on avait si souvent l’habitude de le faire tout les deux depuis des années. On avait commandé des pizzas et on avait eu l’intention de se poser devant un bon film. Mais comme souvent ces derniers temps j’ai seulement pu prendre une ou deux bouchée de pizza avant de me sentir mal et bien entendu Andréas a trouver cela bizarre. Une nouvelle fois, il a commencé un bon nombre de questions. J’ai essayé de les éviter un bon moment, mais Andréas à commencer à devenir de plus en plus insistant alors j’ai finis par craquer. Le ton est monté et on a finis par se disputer. Encore une fois. Je sais qu’Andréas cherche juste à comprendre pourquoi mon comportement à tellement changer en quelques mois, mais je ne me sens toujours pas prêt pour lui annoncer la vérité. Je sais qu’il n’y a rien de mal là-dedans, je ne suis coupable de rien, c’est juste tomber sur moi c’est tout. Je suis malade c’est tout. Je ne suis même pas contagieux. C’est juste que… C’est véritablement compliquer pour moi. Je n’accepte pas d’être malade. Je n’ai toujours pas admis que cela était réel. Tant que je n’aurais pas fait se travail sur moi-même je sais que je ne pourrais pas réellement en parler autour de moi. Alors pour le moment je ne dis rien à Andréas et surtout je ne dis rien à Naël. Je me suis légèrement habituer à me disputer avec mon meilleur ami, parce que je sais que cela ne durera jamais bien longtemps. Il va me faire la tête trois jours et puis on va oublier tout cela. Avec Naël j’ai l’impression que les choses sont totalement différentes. Un jour il va décider qu’il ne veut plus me voir et je ne pourrais rien faire pour changer cela. Je ne pourrais pas le supplier parce que je sais parfaitement que je l’aurais cherché. Je pensais encore avoir du temps devant moi pour voir se jour arriver et pourtant je me suis bien tromper. J’ai comme l’impression que ce soir quelque chose va définitivement changer dans ma relation avec Naël et c’est quelque chose qui m’effraye.

J’essaye de lui annoncer les choses en douceur. Je ne veux pas être méchant avec le jeune homme. Je ne veux pas le blesser. Dans le fond, je sais que c’est exactement ce que je suis en train de faire depuis plusieurs mois désormais, mais c’est plus fort que moi, je cherche encore et toujours à le protéger. Pourtant lorsque je retire ma main de sur la sienne, je remarque tout de suite son mouvement de recul. Je viens de lui faire mal juste avec ce petit geste et il me le fait rapidement comprendre. Il voudrait que l’on soit ami. Comme si cela était réellement plausible. Enfin. Bien sûr que je voudrais l’avoir dans ma vie de cette manière, mais j’aimerais bien plus surtout. J’ai l’impression de vivre un véritable paradoxe et cela n’est en aucun cas chose facile. Je me sens tellement mal. Alors j’essaye encore une fois de lui faire voir les choses sous un autre angle, mais je suis tellement perdu dans mes propos que je finis par lui dire qu’il serait mieux que l’on ne se voit plus du tout. Ses paroles me font plus de mal qu’autre chose. Je ne veux pas l’abandonner et pourtant c’est sans aucun doute la meilleure des idées.

Tout comme Naël quelques minutes plus tôt, je me relève du lit et j’enfile rapidement mon caleçon avant de m’asseoir au bord du lit. Je suis en train de faire n’importe quoi. Je n’aurais jamais dû recoucher avec Naël après la première fois. Je n’aurais jamais dû prendre l’habitude de le voir s’endormir dans mes bras, j’aurais dû fuir dès que je me suis rendu compte qu’il me manquait si je ne le voyais pas au bout de trois jours. Oui c’est ce que j’aurais dû faire, mais non j’ai foncé tête baissé et maintenant que nous sommes en train d’en parler je suis littéralement en train de faire une crise d’angoisse. Parce que je n’aime pas l’homme que je suis devenu. Parce que je n’aime pas cette maladie qui est littéralement en train de me ronger de l’intérieur. J’essaye de me calmer pour ne pas faire un malaise, mais je commence à avoir du mal à respirer. Naël me parle, mais je l’écoute à moitié. Je me concentre sur ma respiration. Très vite le jeune homme se rapproche de moi et me prends dans ses bras. Il ne devrait pas faire ça, pas après tout ce que je viens de lui dire. Pourtant il me laisse me blottir contre lui et sa main vient lentement caresser mon dos. Il s’excuse pour ses propos, mais finis par me dire qu’en effet on devrait ne plus ce voir du tout. Ces quelques mots sortant de sa bouche me font l’effet d’une immense claque. Je sens que ma respiration se bloque de nouveau et c’est tout simplement horrible. « Naël… » Je m’étais promis de ne jamais faire cela et pourtant… « Je t’en supplie me laisse pas tomber… » murmurais-je doucement. Je ne veux pas le perdre. Je crois que je me suis bien trop attaché à lui désormais. J’ai la sensation d’être au pied du mur. Je comprends qu’il va falloir que je commence à en lui en dire un peu plus. J’ai l’impression que je ne peux plus faire marche arrière, que si je ne dis rien, je vais tout simplement le perdre et c’est quelque chose que je ne supporterais vraiment pas. Je me relève quelque peu et passe une main sur la joue du bel homme assis à côté de moi. « Je pourrais jamais t’offrir une belle et longue histoire Naël tu comprends ? Ce n’est pas une question de sentiments, c’est… » C’est quoi Sevan hein ? Il va falloir que ça sorte à un moment à un autre, il va falloir que je finisse par dire à haute voix que je vais mourir et que cela risque d’arriver dans moins d’une année. « Je peux pas. Je tiens à toi tu sais. Plus d’une fois je me suis dit que je devrais arrêter de revenir vers toi, parce que je sais que je te fais souffrir même si tu me le dira jamais, je le sais et je me déteste pour ça, mais a chaque fois j’essaye de tenir un peu plus longtemps sans toi et tu finis par me manquer. J’aime tes baisers, tes câlins et cette façon que tu as de t’endormir contre moi. J’arrive pas à me passer de toi et je vais finir par te faire trop de mal et je supporte pas ça. Excuse moi Naël, je suis tellement désolé d’agir de cette manière avec toi, mais tu seras tellement déçu ou pire et je veux pas de ça. Je suis désolé… » J’aimerais tellement qu’il devine. Que ce soit lui qui le dise et pas moi, mais je crois que je peux me mettre le doigt dans l’œil.
 


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K. Naël Mc Ardle
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Mar 12 Aoû - 6:18

we can start it all over again
Sevan & Naël
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Au moment même où j'avais Sevan dans les bras, je me demandais comment je faisais pour rester près de lui, alors que j'avais la nette impression qu'il jouait avec moi. Qu'est-ce qui se passait dans ma tête ? Pourquoi n'étais-je pas apte à le laisser sans aller, lui laisser prendre ses distances, ne plus répondre du tout à ses coups de téléphone. C'est ce qu'il voulait pourtant. Il me là bien fait comprendre. Ne pas vouloir rester près d'une personne, après avoir couché avec elle veut tout dire après tout. Je sais que les hommes ne s'intéressent à moi que pour mon corps. Qu'ils font tout pour m'avoir dans leurs lits et qu'ils se débarrassent de moi avant le petit-déjeuner. Certes, ce n'est pas arrivé si souvent. Sevan est seulement le deuxième à me faire ce coup-là, mais c'est un coup de trop. Je ne me suis pas amouraché du premier venu, mais avec lui, c'est différent. Il est différent, unique. C'est comme si je voulais sans cesse le protéger, le rendre heureux. Le voir ainsi, si mal dans sa peau pour une raison que j'ignore, me fait comprendre que je n'y arrive pas et que peut-être, je n'arriverai jamais. Il faut dire qu'il ne me laisse pas essayer, qu'il ne fait pas d'effort. Avait-il peur de l'attachement ou peut-être est-ce la peur d'aimer, d'être aimé ?

Je ne le regardais plus, cette discussion était beaucoup trop pénible, surtout que je venais de lui dire ce qu'il voulait entendre. C'est-à-dire qu'il serait mieux, en effet de ne plus se voir. C'est une évidence que j'aurai du mal à ne plus entendre sa voix, son rire, voir ses yeux, son sourire, par contre, cela passerait. Tout fini par passer, tout le monde s'en remet ; on est obligé. Mais, j'aime dans ses yeux me noyer, sur ses lèvres m'évader. Contre son corps m'échouer et encore laisser la fièvre nous emporter. Je suis en train de me dire que jamais je ne pourrais le laisser s'en aller. Au moment même où j'allais lui donner un baiser sur le front, pour finalement le laisser quitter mon appartement, ses paroles me redonnèrent espoir. Je pouvais tout de même entendre toute la détresse qu'il pouvait ressentir dans sa voix. Mon cœur battait à une vitesse que je ne croyais même pas possible. « D'accord, autant que tu le désires, mais il va falloir que tu me fasses confiance. » Et une fois de plus, je restais près de lui, je lui donnais ce qu'il voulait au risque de me faire souffrir. Il avait une telle emprise sur mon corps. Je n'étais même pas certain qu'il s'en aperçoive. Je continuai mes caresses quelque temps avant qu'il ne m'arrête et vînt passer sa main sur ma joue. À ce simple contact, mes yeux se fermèrent, mais s'ouvrirent encore plus rapidement lorsqu'il reprit la parole, là laissant une fois de plus en suspend. Je soupirai profondément. Qu'est-ce qu'il racontait encore... Qu'est-ce qu'il me cachait. Je venais de lui dire de me faire confiance et c'est comme ça qu'il essayait ? Drôle de méthode. Je baissai la tête alors qu'il continua de me faire son monologue, trouvant subitement mes mains très intéressantes. Toutefois, ça ne paraissait pas qu'il tenait à moi, si cela avait été réellement le cas, il ne s'enfuirait pas à toutes les fois. Il me parlerait et essaierait de m'expliquer ce qui le trouble ainsi. Mais c'est quoi le problème ? Il est marié et a un enfant ? Oui bon, il n'a que vingt et un an, mais ça se peut, on le voit souvent dans les films. Le problème, c'est que nous ne sommes pas dans un film. Nous sommes dans la vraie vie, cette réalité qui nous fait souffrir à la moindre occasion. Qu'est-ce qu'il se passait ? Alors, était-il séropositif ? Je devais à tout pris savoir ce qu'il n'allait pas. Je ne pourrai rien faire pour lui, si je ne comprenais pas ce qu'il traversait et je craignais le pire en ce moment. Je sentais les larmes montées, mon cœur me serrer. Au moins, il se rendait compte qu'il me faisait souffrir, c'est une bonne chose, mais savait-il qu'en agissant ainsi et me demander de rester prêt de lui, cela allait être encore pire. À l'entendre parler, je n'aurai jamais la chance de me réveiller à ses côtés, de partager un repas avec lui. Si nous continuons à coucher ensemble, mon cœur allait finir par exploser. Mes sentiments vont augmenter et je ne veux pas de ça. Je ne veux pas souffrir. Nous devrions arrêter tout ça alors qu'il en est encore le temps. Avant que tout cela ne prenne trop d'ampleur. Je voulais qu'il me laisse vivre ma vie, si elle était destinée à ne pas passer quelques années avec lui. Je ne voyais vraiment pas où il voulait en venir, pourquoi il me disait tous ces mots. Reprenant tout le courage qu'il me restait après l'annonce de ces paroles qui déchire le cœur d'un homme, je me retournai vers lui. « Je suis désolé, si tu as essayé de me faire comprendre ce qu'il t'arrive à travers ces mots, ce n'est pas réussi. Tu devrais en employer d'autres. » Et il pouvait bien aller voir ailleurs si je m'y trouve parce que je ne sais plus quoi faire pour lui. Je veux bien essayer de le comprendre, mais c'est assez difficile lorsqu'il ne me parle pas. La colère commençait à se faire ressentir en moi, ce n'était pas après Sevan que j'en voulais, oui bon, peut-être un petit peu, mais surtout après moi parce que je n'étais pas en mesure de comprendre seul ce qu'il essayait de me faire comprendre. Je ne suis pas un intellectuel après tout, mais seulement un artiste. « Tu sais quoi ? Laisse faire, ne me le dis pas. Juste, ne fait pas semblant avec moi, j'imagine que le jour où tu auras assez confiance en moi, tu vas tout m'avouer. » Je me couchai de nouveau dans mon lit, les bras en arrière de la tête, regardant un point invisible sur le plafond. Je me retrouvai perdu dans mes pensées en un temps record. J'étais rendu à me dire que j'aurais préféré ne jamais le connaître ou encore mieux, être resté en Algérie, n'avoir jamais déménagé aux États-Unis. Soudain, une idée me vint à l'esprit. Lui aussi était un artiste, alors s'il n'était pas capable de me dire ce qu'il a avec des mots, peut-être serait-ce plus facile à s'exprimer avec un dessin, une peinture ? Non, c'est complètement bête, mais j'étais prêt à tout pour comprendre. Je me mis donc, à le regarder de nouveau, une pointe d'espoir dans les yeux. « Et si la prochaine fois qu'on se voit, tu essaies de me faire comprendre ce qu'il se passe à travers l'art ? C'est peut-être con, mais qui sait, tu réussiras peut-être. » Après tout cela s'il ne se décidait pas encore à m'en parler, je laisserais tomber. Il n'aura qu'à tout me cacher ou encore mieux, il devrait s'en aller pour ne plus me faire souffrir comme il le faisait. J'ai beaucoup de patiences, par contre, celle-ci à des limites.

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A. Sevan Callaigh
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Mar 12 Aoû - 13:32

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Naël ∞ Sevan
Je ne sais absolument pas pourquoi Naël me prends dans ses bras. Enfin si je sais, je suis en train de paniquer à côté de lui et Naël est un homme bon. Mais il ne devrait pas revenir comme cela vers moi. Il aurait déjà dû me jeter en dehors de sa chambre. Il aurait peut être même dû me gifler ou tout du moins m’insulter. Il aurait dû extérioriser sa peine. Dans le fond, il a toutes les cartes en mains pour me rendre la monnaie de sa pièce. J’aurais voulu qu’il soit méchant avec moi, vraiment. J’aurais aimé qu’il agisse de cette manière. Oui cela aurait été douloureux, mais au moins je ne serais pas blotti dans ses bras à renifler son parfum en priant pour qu’il me garde encore un peu contre lui. Il me promet de ne pas m’abandonner et je ne peux empêcher un soupire de soulagement de s’échapper d’entre mes lèvres. Je sais que rien n’est gagné, mais au moins je peux rester encore un peu auprès de lui. Le beau brun me demande de lui faire confiance et rien qu’à l’entente de ce mot je me crispe quelque peu. Confiance. J’ai confiance en lui c’est certains, je sais que Naêl cherchera jamais à me faire du mal intentionnellement, mais là n’est pas la question pour le moment. J’ai peur de le décevoir. J’ai peur qu’il commence à me regarder avec pitié. Je ne veux pas de cela. Je suis malade, mais je peux vivre comme les autres. Je sais que je peux encore vivre normalement. Les médecins ne cessent de me répéter le contraire, mais je n’arrive pas à m’y faire. Je ne veux pas être un malade impotent. J’ai vingt et un ans, je ne suis pas censé mourir d’un seul coup sans rien. Les gens ne sont pas censés avoir pitié de moi. Ma malformation c’est mon secret, un secret que je ne veux partager avec personne. Pourtant il semblerait qu’il soit temps que j’en parle à quelqu’un. Je ne cesse de me prendre la tête avec Andréas et je suis en train de prendre le même chemin avec Naël. Je ne peux pas les perdre tous les deux, c’est tout simplement impossible. Ils sont bien trop importants dans ma petite vie.

J’essaye de parler un peu, mais je me perds rapidement dans mes explications. Mon discours est brouillé. On dirait un enfant de cinq ans qui ne sait plus quoi dire face à sa mère pour se justifier. Je me sens perdu, j’ai du mal à respirer et même si Naël est encore là prêt de moi j’ai l’impression qu’il est à des années lumières de moi. Je soupire un peu et me redresse tandis que le jeune homme me parle doucement. Il me fait comprendre que je suis loin d’être clair et qu’il n’a pas compris un strict mot de ce que je pouvais bien lui raconter. Je comprends. Même moi je n’ai pas vraiment compris ce que j’étais en train de dire. Soudainement, Naël se détache de moi et me fais comprendre que ce n’est plus la peine que je me justifie. Il me demande de me taire et de revenir vers lui uniquement lorsque je me sentirais réellement prêt à tout lui avouer. Je soupire une nouvelle fois et avant que je n’aie le temps de faire quoique ce soit Naël est déjà retourner se coucher loin de moi. Il regarde le plafond et je me sens impuissant. Il ne me reste plus qu’une chose à faire : partir. J’entends Naël me proposer de lui avouer mon secret à travers l’art et je me contente d’hocher la tête doucement. Il faut que je parte. Je me lève doucement, un peu dans les nuages et cherche mes vêtements du regard. On les a éparpillés un peu partout hier soir et il me faudra cinq bonnes minutes pour mettre la main sur mon tee-shirt. Je l’enfile rapidement et récupère finalement mon sac à dos qui était jeté près de la porte. J’allais le jeter sur mon dos quand une boîte tomba de la poche avant. En me penchant pour la récupérer je remarque tout de suite qu’il s’agit de la boîte de mes médicaments. Je la fais doucement rouler entre mes doigts. Je suis condamner à prendre ses pilules jusqu’à la fin de ma vie. C’est mon secret et pourtant je pourrais le partager. J’ai bien tout avoué à Solal. Enfin pas tout, mais lui au moins il est au courant. Tous les jours, il me pousse à le dire aux autres et plus particulièrement à Andréas. Il a raison… Il faudrait que j’en parle. Que j’extériorise mon mal être…

Je range rapidement mes médicaments dans mon sac et me tourne vers Naël qui n’a toujours pas bougé. Je sais d’avance que je ne vais pas pouvoir me passer de lui bien longtemps. Quelques jours, semaines tout au plus avant que je ne cherche à le retrouver pour plonger de nouveau dans ses bras. Je dois lui dire. Même si les quelques mots qui vont franchir mes lèvres vont me priser le cœur, je vais devoir lui dire. Il a l’air tellement fragile et tellement innocent. Peut être qu’il va pouvoir m’aider dans le fond. Peut être. « Je vais mourir. » Je n’ose même pas regarder Naël. Non je préfère observer les pieds de son lit. « Je vais mourir et c’est pour cela que je ne veux pas que tu t’attache à moi Naël. » Je lui tourne le dos et soupire pour ne pas fondre en larmes devant le beau brun.  


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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Mer 13 Aoû - 11:19

we can start it all over again
Sevan & Naël
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Toujours couché sur le dos, dans mon lit, je regardais Sevan se lever à la recherche de ses vêtements. Je n'avais pas envie qu'il s'en aille encore une fois. Mais c'était ainsi qu'il l'avait décidé. Je me sentais impuissant dans toute cette histoire, savoir qu'il me cachait quelque chose qui lui faisait mal, m'en faisait à moi également. Il m'avait peut-être dit, plutôt fait savoir, qu'il allait essayer de me l'avouer à travers l'art, mais je compris que cela allait lui demander beaucoup de courage. Je pouvais au moins me compter chanceux là-dessus. Cela devait être assez traumatisant s'il ne voulait le mentionner à personne. Il trouva son T-shirt pour finalement le remettre et prendre son sac à dos, prêt à partir. Je soupirai au même moment que quelque chose tomba sur le sol. Je ne remarquai pas de quoi il s'agissait puisqu'il se trouvait dos à moi et que l'obscurité m'en empêchait. Néanmoins, j'entendis un bruit, comme si des médicaments s'entrechoquaient. Trouvant que cela pouvait être bête, je laissais tomber cette hypothèse rapidement, même si je dois tout de même avouer que cela m'intriguait, énormément même.

Sevan semblait plus pensif que jamais, la tête baisser jouant avec quelque chose dans ses mains. J'aurais bien voulu lui demander encore une fois ce qu'il avait, par contre, il m'aurait sans doute trouvé énervant de toujours essayer de tout savoir à son sujet. De plus, il ne m'en laissa pas le temps puisqu'il se retourna vers moi. J'essaie de lui sourire du mieux que je le pouvais pour ne pas lui montrer que cela me faisait mal qu'il me quitte encore une fois. Il avait droit à sa vie et je n'avais aucunement l'envie et encore moins la possibilité de le forcer à faire ce dont il n'avait pas envie. Mes yeux se perdirent rapidement dans les siens même si la seule lumière qui les éclairait était le reflet de la lune sur son visage. « Ça va Sevan ? » Parvins-je à dire malgré tout en me redressant quelque peu afin de mieux le voir. Puis, il commença à me parler. J'en perdis automatiquement le souffle. Ces paroles, jamais je n'aurais cru les entendre dire de la bouche du châtain... Il allait mourir ? C'est donc pour ça qu'il s'en allait toujours, alors que je dormais ? Que j'avais l'impression qu'il se jouait de moi. Qu'il ne voulait partager aucun repas quel qu'il soit ? Il n'avait pas le droit de me dire cela et surtout ne pas m'en dire plus. C'était cruel. Je ne savais même pas comment réagir. « Tu... Quoi ? » Aucun son de plus ne sortait de ma gorge. J'aurais très bien pu répéter ce qu'il venait de m'apprendre, tellement ces mots m'avaient frappé de pleins fouets. Par contre, je ne le fis pas, il n'avait pas besoin de ça, cela aurait été grotesque de ma part. Sans aucun mot, je me levai tranquillement du lit et comme il me tournait le dos, je passai mes bras alentour de son torse et le collai fortement à moi, pour finalement coller mon oreille contre son dos. Mes yeux se fermèrent quelques instants tandis que je cherchais quoi dire. Abasourdi, mais surtout attristé. Ce n'est jamais facile d'apprendre qu'une personne a qui tu tiens énormément va mourir. Au bout d'un certain temps, je décidai de prendre la parole. Je ne pouvais rester là dans mon mutisme, alors qu'il venait de me montrer qu'il m'accordait sa confiance.

« Qu'est-ce que tu as ? » Murmurais-je doucement au risque de me faire repousser. Je parlais bien de sa maladie, évidemment. Je voulais en savoir plus, c'était primordial sinon, j'allais trop me poser de question. Sans pouvoir le laisser quitter les lieux. S'il se retournait pour me faire face, il pouvait déceler dans mon regard aucune pitié. De la tristesse et de l'inquiétude, certes, mais la pitié ne faisait pas partie de mon vocabulaire. « Tu sais, tu devrais profiter du moment présent avec les personnes que tu apprécies, au lieu de tout faire pour ne pas leur faire de mal. » Ce que je voulais dire par là est qu'en s'éloignant ainsi, c'est encore plus souffrant et pénible. S'il décédait dans les jours, semaines ou mois à venir, il devait tout faire pour être heureux. Il ne pouvait pas être égoïste et ne pas penser aux autres qui l'entourent. « Merci de me l'avoir dit. » Je le remerciais sincèrement de m'avoir enfin ouvert son cœur, sur ce sujet qui devait être très pénible pour lui. Oui, je le remerciais puisque s'il partait demain matin sans que je sois au courant de ce qu'il lui arrivait, cela m'aurait encore fait plus mal que d'apprendre ce qu'il venait tout juste de m'avouer. Je lui en voulais tout de même un petit peu de ne pas me l'avoir dit plus tôt. « Mais, ça va aller, je ne te lâcherai pas quoi qu'il arrive. Est-ce qu'il y a un moyen pour que tu guérisses ? » Je ne voulais aucunement le perdre, que ce soit amitié ou autre, je désirais plus que tout le garder près de moi, jusqu'à ce qu'il quitte pour un monde meilleur. Excepté que je ne voulais pas y penser. Je voulais fuir cette triste réalité.

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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Mer 13 Aoû - 12:15

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Naël ∞ Sevan
Du moment où on a mis des mots sur mon mal, sur ma maladie, j’ai décidé que personne ne devrait être au courant de cela. Depuis toujours j’ai du composer seul dans ma vie. Bien entendu, Andréas et sa famille ont toujours été présents pour moi. Bien sûr que je leurs dois beaucoup, mais je ne veux pas qu’il sache. J’hésite encore à en parler à la mère de mon meilleur ami, parce que depuis toutes ces années elle est devenue ma maman de substitution et je sais qu’elle pourrait garder mon secret et qu’elle pourrait me soutenir dans cette épreuve. J’ai choisi de rester seul face à ma maladie, mais chaque nouvelle visite à l’hôpital est de plus en plus compliquer. La dernière fois, j’ai dû appeler Solal avant de littéralement m’évanouir dans sa voiture tandis qu’il me conduisait à l’hôpital. Solal. Je crois qu’il est le seul et l’unique à connaître parfaitement mon histoire. Le foyer d’accueil en Irlande, les galères dans mon pays d’origines, mon arriver ici pour suivre mon meilleur ami et puis cette maladie qui me tombe dessus alors que je pensais enfin pouvoir être heureux dans ma vie. Je dois beaucoup à ce jeune homme et ce soir je pense à lui en jouant nerveusement avec ma boîte de médicaments. Naël mérite de connaître la vérité aussi. Je ne veux pas qu’il me regarde comme si j’étais le dernier des connards, je ne veux pas qu’il garde ce souvenir de moi. Ce n’est que quelques mots à dire, dans le fond ce n’est pas grand-chose. Oui mais le dire à haute voix c’est commencer à se l’avouer et je crois que je ne suis pas totalement prêt pour cela pour le moment. J’ai l’impression d’être pied au mur et je n’aime pas cette sensation. Je sais que c’est le moment où jamais. Soit je parle, soit je m’en vais. Si je décide de partir, je sais que je ne pourrais plus jamais revenir. Autant dire que le choix est compliquer, mais il apparaît être évident au bout de quelques minutes de réflexion. Alors sans me retourner je décide de lui dire la vérité. De but en blanc je lui avoue que je vais mourir. Simplement.

J’entends les draps se froisser derrière moi puis la voix quelque peu cassée de Naël formule une question qui n’attend pas spécialement de réponse. Il a très bien entendu ce que je lui ai dit, il lui faut juste le temps d’avaler tout cela. Le lit craque, mais je ne me retourne toujours pas. Je sens finalement deux bras s’enrouler autour de mes hanches et lorsque je sens son visage s’écraser dans mon dos je ferme les yeux. Malgré mes nombreuses fuites nous avons toujours été très tendre l’un envers l’autre et je dois dire que le geste de Naël me fait un bien fou. Ma main vient se poser doucement sur la sienne et je me mords la lèvre pour ne pas fondre en larmes. Je ne sais plus où me mettre, je n’ose pas me retourner. Je n’ai vraiment pas envie de croiser son regard. Je l’entends me questionner, mais je ne sais pas trop comment lui répondre. J’ai fait le premier pas et il va falloir que je lui raconte la suite, mais pour le moment je veux juste profiter de sa présence derrière moi. Le beau brun me dit que je devrais profiter de chaque instant avec mes proches, que je devrais vivre chaque jour comme si j’allais mourir demain. J’essaye de le faire, mais sans que personne ne sache réellement pourquoi. Le dire à Naël me fait déjà un mal fou. Je sens une larme rouler sur ma joue et je la chasse rapidement d’un geste rageur. Le beau brun m’avoue alors qu’il  sera toujours là pour moi et qu’il ne me rejettera pas. Et il finit par poser la question fatidique : est-ce que je vais pouvoir guérir un jour ? La question que je me pose chaque jour. J’ai les réponses depuis le début, mais c’est dur de se dire que l’espoir d’une vie plus longue se tient à un rien du tout. Tout devient plus compliquer d’un seul coup. Une nouvelle fois, je sens la panique monter en moi et je me recule brusquement pour me retourner et faire face à Naël.

Mon regard croise celui du beau brun et je tente de réguler ma respiration. S’il prend deux minutes pour observer les traits de mon visage, il pourra tout de suite y lire de la panique. « Tu dois rien dire à Andréas ! Promet moi que tu ne lui diras rien ! Je veux pas qu’il sache, je ne veux pas qu’il s’inquiète, qu’il me materne et qu’il est peur. Je ne veux pas… » C’est tout ce qui compte pour moi, je ne veux pas que mon meilleur ami soit au courant. Solal et Naël c’est déjà beaucoup trop pour moi. Mais Andréas… Je sais que je serais incapable de faire face à son chagrin. Il est comme mon frère et je le connais par cœur, je sais exactement comment il va réagir et je ne veux surtout pas de cela. Tout le monde connaît ma relation avec Andréas, tout le monde a compris a quel point nous étions proches tous les deux. Je n’ai jamais réellement parler de ma vie à Naël, il ne sait rien des foyers, de ma vie de solitaire avant d’arriver ici, mais il connaît ma relation avec Andréas et j’espère sincèrement qu’il n’ira rien lui dire. Doucement je reprends mon souffle en voyant l’air quelque peu serein de Naël. Je ne sais pourquoi, mais j’ai réellement confiance en lui et je sais que je vais pouvoir m’ouvrir à lui sans qu’il ne me juge. Doucement j’attrape sa main et la pose sur mon torse, à l’emplacement de mon cœur. « Je… J’ai une malformation cardiaque. Cardiomyopathie. J’ai jamais vraiment compris le charabia des médecins, mais ça fait mal. Je m’écroule aux moindres efforts. Même après une nuit avec toi je peux me sentir mal pendant des heures parce que mon cœur arrive plus à suivre le mouvement. » Doucement je serre sa main dans la mienne, je ne veux pas qu’il culpabilise, c’est juste pour essayer de lui expliquer du mieux que je peux. « La seule solution c’est la greffe, mais je sais d’avance que j’aurais pas cette chance. Les donneurs sont vraiment rares et j’ai jamais eu de chance dans la vie. » J’essaye de me détacher de tout sentiments, de toutes émotions, mais c’est véritablement dur. Je lâche la main du jeune homme et m’éloigne un peu de lui. Je voudrais m’écrouler, mais je reste là, debout face à lui les bras ballants. Ca fait mal d’avouer tout cela à haute voix. Cela devient concret. Je vais mourir…. « Je suis désolé… » finis-je par murmurer tout doucement. Désolé pour l’avoir laisser s’attacher à moi.  


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K. Naël Mc Ardle
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Jeu 14 Aoû - 8:09

we can start it all over again
Sevan & Naël
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]J'aurais pu le repousser après ce que je venais d'apprendre. Prendre peur, le renvoyer de chez moi, lui dire des horreurs, mais je n'y serais pas arrivé. Ce n'était pas moi tout ça. Oui, je peux avoir une humeur massacrante, je peux me montrer égoïste, que rien ne m'attends, mais pas lorsque je sens que quelqu'un a vraiment besoin de moi. Et c'est ce que Sevan me démontrait, voulait me faire comprendre, puisque sinon, il serait déjà reparti, la bouche en cœur. Je ne pouvais lui faire cela. Par contre, s'il me faisait un autre coup de ce genre, je ne sais pas comment je pouvais réagir. Sans doute que ma colère et mes mots dépasseraient ma pensée. Mais pour l'heure, je le questionnais et il ne me répondait pas, ce qui pour moi n'était pas bon signe. Je fermai les yeux en sentant ses mains sur les miennes, un simple geste qui me prouvait qu'il était encore bel et bien vivant. Je ne savais toujours pas ce qu'il avait, mais il était là pour le moment et c'est ce qui comptait... Puis tout d'un coup, il se retourna face à moi et planta ses yeux dans les miens, je pouvais voir toute la détresse à ce moment précis tout juste avant qu'il me fasse promette de ne rien dire à son meilleur ami. Quoi ? Il n'avait rien dit à Andréas ? C'est insensé, pourquoi ne veut-il pas le dire aux personnes près de lui. Les gens pourraient être là pour le soutenir, lui faire vivre de merveilleux instants. Je ne comprenais pas du tout. « Euh... Oui si tu veux, je te promets de ne rien dire, mais il va falloir que tu le fasses un jour ou l'autre. » Dis-je du mieux que je le pouvais, malgré la tristesse dans ma voix. Je le sentis se détendre à l'entendre de ma promesse. Je ne ferai rien de ce qu'il ne veut pas. Il peut avoir confiance en moi, ça, c'est certain.

J'étais là, debout devant Sevan, la main à l'endroit où se trouve son cœur, à le regarder, désespéré et je me sentais impuissant, coupable. Oui, coupable puisque j'aurais dû le voir que ce qu'il cachait avait une telle ampleur. Et là, il me disait avoir du mal à s'en remettre lorsque nous faisons l'amour, que son cœur avait dû mal à reprendre un rythme cardiaque normal. Comment ne pas vouloir se sentir coupable après de telle révélation ? Cela ne me donne pas du tout envie de recommencer. S'il succombait alors que nous partagions les draps, je m'en voudrais toute ma vie. Certaines personnes peuvent peut-être dire que c'est la meilleure façon de mourir, mais ce n'est pas mon cas. Je préfère penser que c'est mieux de rendre son dernier souffle, vieux, entourer des personnes que l'on aime, ou encore dans son sommeil. Pas de souffrir tous les jours, comme il le faisait. Je veux ce qu'il y ait de mieux pour Sevan. Je ne quittais plus son regard au fur et à mesure qu'il continuait à me parler, m'annonçant que seul une greffe pourrait le sortir de cet enfer. Tout le monde le sait que trouver un donneur, est tout de même assez rare, mais moi, j'y croyais. Il ne pouvait pas abandonner les personnes qu'il aime. Il ne pouvait pas nous quitter à seulement vingt et un an, même à trente ans, c'est trop tôt. C'est injuste tout simplement. L'entendre me dire tout cela me faisait encore plus mal que je ne l'aurais espéré. J'aurais préféré ne rien savoir du tout. Qu'il me cache cette triste nouvelle. Non, en fait, je lui en aurais voulu donc, c'est peut-être mieux ainsi. Il n'allait donc pas pouvoir vivre une vie normale, fonder une famille, voire se marier. Non, je ne voulais pas penser à cela. Tout allait bien se dérouler. Ils allaient lui trouver un donneur, j'en suis persuadé. Il avait tant de projets à accomplir, une belle et longue vie à vivre. Nous avons tous droit à un avenir... « Ne t'excuse pas, ce n'est pas ta faute. » J'aurais bien voulu le reprendre dans mes bras, mais je restais là, à une certaine distance, baisant même la tête. « Il doit bien y avoir une solution... Un remède miracle. Une personne près de mourir qui te donnera son cœur. » Je pouvais bien dire n'importe quoi en fait, mais je ne voulais pas perdre espoir. Je sentais néanmoins les larmes s'attaquer à moi. Par contre, je refusais de me montrer faible devant lui. Je devais rester fort. De plus, nous n'étions même pas en couple, il m'avait même mentionné le faire de ne pas vouloir que je m'attache à lui. Évidemment, c'était trop tard. Certes, je ne suis pas amoureux de Sevan, mais je tiens énormément à ce jeune homme, beaucoup plus que je ne le pensais. Je sais que je pourrais toutefois le devenir, très facilement. Et qu'est-ce qu'il penserait de moi si je me mettais à pleurer devant lui ? Je n'ose même pas me l'imaginer. Je soupirai avant de le regarder à nouveau. « Je reste positif, je refuse de vivre sans toi, tu entends ? » Je retournai donc m'asseoir sur mon lit, ne voulant pas me laisser abattre, mais je ne suis pas assez fort pour ça. Depuis que je suis gosse, je me répète qu'il faut toujours faire face aux événements, aux inconvénients, aux obstacles que la vie sème sur nos chemins. Quand j'étais confronté à plus fort que moi, je ne lâchais pas le morceau jusqu'à ce que je gagne, que je réussisse à trouver un moyen. Même lorsque mes parents ont divorcé, cela avait été très pénible pour moi, mais ce n'est rien à côté de ce que je ressens. Au moins, mes parents sont encore en vie. Une chose est certaine, je ne laisserai jamais tomber, je serai toujours présent pour lui et s'il voulait prendre ses distances avec moi, j'allais refuser catégoriquement quitte à le harceler jour et nuit. Je ne sais pas combien de temps, il lui reste à vivre. Je ne sais pas combien de temps il me reste à ses côtés, alors je compte bien en profiter. « Tu sais ce qu'on va faire ? » Je ne venais pas de lui dire ce qu'il allait faire, mais bien ce que nous allons faire. Je me sentais désormais concerné dans toute cette histoire. « Nous ne connaissons pas beaucoup de choses sur l'autre, tu ne voudrais pas apprendre à me connaître véritablement ? J'aimerais vraiment devenir ton ami en apprendre plus sur toi. » Je ne disais pas vouloir connaître tout de sa vie, ça non, mais à part savoir pour sa maladie et ce qu'il valait au lit, je ne connaissais absolument rien. J'essayais de lui offrir un petit sourire, même s'il devait plutôt ressembler à une grimace. Mais, c'était mieux que rien. « Maintenant, je refuse que tu t'en ailles. Reste avec moi, je t'en prie. Au moins jusqu'au levée du soleil. » Parce que c'est certain que je ne serai pas capable de fermer l'œil, pas après ce que je venais d'apprendre.

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A. Sevan Callaigh
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Jeu 14 Aoû - 18:47

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Naël ∞ Sevan
Au final, ce n’as pas été si compliquer que cela de faire sortir les mots. Bien sûr cela fait de les entendre, mais un jour ou l’autre je vais bien devoir faire face à la vérité. Cette vérité qui m’effraye depuis des mois désormais. J’ai des moments de lucidités bien entendu, mais en général cela ne dure que quelques heures, le temps que je sois face à mon médecin la plupart du temps. Il a cette façon d’introduire la maladie d’une manière assez douce. Je vois bien qu’à chaque fois que je suis dans son cabinet, il choisit soigneusement les mots qu’il va employer avec moi. En même temps, je me suis tellement braquer la première fois qu’il sait à qui il a faire désormais. Peut être que j’aurais dû, moi aussi, choisir correctement mes mots pour tout avouer a Naël. Je n’y suis pas aller de main morte, mais j’aurais pu continuer à tourner du pot pendant des heures et ce n’était pas vraiment dans notre intérêt. Je sens bien que mes paroles le choc, mais maintenant il sait. Je ne pourrais plus lui tourner le dos et fuir comme je l’ai si souvent fait. J’avais peur de la réaction du jeune homme, mais au final je suis plus rassurer que jamais lorsque je sens ses bras s’enrouler autour de mes hanches. Il n’a même pas besoin d’ouvrir la bouche pour que je comprenne qu’il ne va pas me rejeter. Je ne sais pas comment les choses vont se dérouler entre nous désormais, mais je me dis que je vais peut être enfin pouvoir agir normalement en sa compagnie. Et je pense que cela ne nous fera pas de mal.

Tout de suite, je lui fais promettre de ne surtout rien dire à Andréas. Je vois bien qu’il surprit, mais je ne veux pas que mon meilleur ami soit courant. Ou tout du moins pas tout de suite et encore moins que ce soit quelqu’un d’autre que moi qui lui apprenne la nouvelle. Solal m’as déjà fait la morale et je vois bien que Naël se retient. Il se contente de me dire que je devrais tout avouer à Andréas un jour ou l’autre. Je sais tout ça, mais j’ai tellement peur de lui faire du mal. « Je le connais par cœur, il va se mettre à pleurer et ce sera à cause de moi. Je veux pas de ça. » En près de dix-huit ans d’amitié j’ai dû voir Andréas pleurer une seule fois et on avait que cinq ans à l’époque. Je veux pas être responsable de son chagrin alors je préfère garder ma maladie secrète pour le moment. C’est bien mieux comme cela même si c’est étrange pour beaucoup de gens.

Je finis par prendre la même de Naël dans la mienne pour la poser sur mon torse. Je prends mon temps et je tente de choisir mes mots pour lui expliquer ce que j’ai concrètement. Cette cardiomyopathie qui me ruine la vie un peu plus chaque jour. Je lui parle de la greffe, la seule chose qui pourra éventuellement me sauver la vie et tout de suite je vois les yeux du beau brun briller d’une lueur d’espoir. Je me retiens de soupirer quand il finit par prendre la parole. Un remède miracle. Son insouciance me fait sourire timidement. J’ai l’impression que Naël c’est mis en tête de vouloir me sauver et dans le fond je n’apprécie pas tellement cela. Je n’ai pas besoin d’être sauver, je veux continuer à vivre normalement. Je ne veux pas que l’on me considère comme un homme malade. Je regarde Naël s’asseoir sur le bord de son lit et subitement j’ai juste envie d’aller le prendre dans mes bras. C’est comme si c’était lui qui avait besoin d’être rassurer. Il à l’air perdu et je n’aime pas ça. Je laisse tomber mon sac sur le sol de sa chambre et me rapproche de lui. Je m’accroupi pour me retrouver à sa hauteur et pose doucement ma main sur son genou avant de croiser son regard. « Tu vois pourquoi je veux rien dire à personne… Je ne sais pas si j’aurais la chance d’avoir une greffe un jour et je vais pas passer mes journées à me demander si ça va arriver ou pas. J’ai déjà du mal à me dire qu’il va falloir que j’abandonne l’équipe de base-ball alors… Je prends les choses petit à petit, parce que pour le moment j’ai un peu de mal avec la notion d’être malade et de plus pouvoir faire tout ce que j’aimais avant. » J’essaye de lui offrir un petit sourire, mais je suis persuader que cela ressemble plus à une grimace dans le fond.

D’un seul coup Naël se redresse et me propose de faire quelque chose. Il voudrait qu’on prenne enfin le temps d’en apprendre un peu plus sur l’autre et je dois dire que j’apprécie véritablement l’idée. D’une petite voix il me demande de rester avec lui toute la nuit et cette fois je n’ai plus aucune raison de lui dire non, bien au contraire. Alors avant de répondre quoique ce soit, je me relève un peu et rapproche lentement mon visage du sien. On se regarde un instant et c’est avec un léger sourire aux lèvres que je viens lui voler un baiser. Je crois que c’est quelque chose dont je me lasserais jamais dans le fond. Je veux pas vraiment me l’avouer, mais oui je me suis réellement attacher à Naël et j’aime tout ces moments que l’on passe ensemble même si jusqu’à présent je n’en profitais jamais pleinement. Alors cette fois je prends le temps de l’embrasser tendrement. Si je m’écoutais je serais déjà en train de l’allonger sur le matelas, mais je ne veux pas qu’il croit que je reste uniquement pour coucher une nouvelle fois avec lui. Il veut que l’on discute et on va le faire. A contre cœur je m’éloigne de lui et enlève rapidement mes vêtements pour me retrouver en caleçon tout comme lui et venir me glisser sous la couette auprès de Naël. « Viens là. » Je lui ouvre mes bras et il vient se blottir contre moi. « Qu’est-ce que tu veux savoir ? » finis-je par lui demander doucement. Est-ce qu’il veut que je lui parle de moi ouvertement ou est-ce qu’il a déjà des questions prédéfinis ? Je me connais, je n’aime pas spécialement parler de moi et s’il me pose trop de questions je crois que je vais commencer à me braquer ça c’était passer comme cela avec Solal, mais lui il m’avait directement percé à jour. « Attends… Je vais te dire l’essentiel. C’est mieux, enfin je crois… » Je m’emballe un peu quand même. « Je suis né à Dublin, je connais Andréas depuis genre toujours et il est comme mon frère en fait non c’est mon frère ! A seize ans mon père m’as jeter dehors, j’ai vécu un peu chez Andy avant qu’il déménage ici, après j’ai passer un peu de temps dans les rues puis dans des foyers pourris avant de débarquer ici pour retrouver Andréas. J’ai appris que j’étais malade à la rentrée quand je me suis effondrer pendant le match d’ouverture de l’équipe de baseball et… Voilà. Enfin tu veux peut être savoir autre chose je sais pas. » Je rigole nerveusement et me tourne vers Naël « Je parle trop non ? Tu va plus me supporter d’un coup. » Je m’installe un peu mieux dans le lit et c’est moi qui finis par venir me blottir contre le beau brun. « Et toi alors ? C’est quoi ton histoire ? A part le fait que tu as un don unique pour le dessin. »


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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Ven 15 Aoû - 5:38

we can start it all over again
Sevan & Naël
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Au début, cela n'avait pas été très évident d'apprendre ce qu'était en train de traverser Sevan. Ce ne l'est pas plus, après un petit recul, mais au moins, je savais ce qui se passait dans sa vie. Il venait de me faire confiance et pour cela, je ne pourrai jamais assez le remercier. Je comprenais un peu mieux désormais ce qui le poussait à quitter les lieux comme un voleur à chaque fois que nous avions couché ensemble, même si personnellement, je n'aurais sans doute pas agi de cette façon. Enfin, je pense puisque je ne suis pas dans cette situation. Dans tous les cas, cela me faisait mal à chaque fois, lorsque je me réveillais et que je m'apercevais que Sevan n'était plus à mes côtés, le matin. Par contre, ce n'est probablement rien à côté de ce que le jeune homme pouvait ressentir. Il devait se sentir coupable lorsqu'il me laissait seul, endormi, sans que je puisse faire un seul geste pour le retenir. De plus, c'était assurément pire puisque si je comprends bien, il cache sa maladie aux personnes qui tiennent réellement à lui, tels que son meilleur ami. Certes, je pouvais comprendre pourquoi il ne voulait rien lui annoncer. Il ne voulait pas voir dans les yeux d'autrui, toute la peine qu'ils peuvent ressentir face à cette révélation. Néanmoins, Sevan devait se faire à l'évidence, il devait s'ouvrir les yeux. Il ne pourra jamais protéger ceux qu'il aime contre la tristesse. Il doit laisser les autres avoir du chagrin. Ce n'est pas rien de pouvoir perdre une personne à qui l'on tient énormément à chaque seconde. Moi-même, j'ai du mal à me faire à cette idée. Que ferais-je s'il partait demain matin ? Comment de temps, je souffrirai lorsqu'il aura rejoint un monde meilleur ? C'est peut-être bête de penser cela, puisque nous ne nous connaissons pas depuis très longtemps, mais j'aurai du mal à m'en remettre, ça, je pouvais le garantir. En très peu de temps Sevan à pris une très grande place dans ma vie, dans mon cœur. Déjà, la première fois que je l'ai vu, à la fête, lorsqu'Andréas nous avait présentés l'un à l'autre, il m'avait fait un effet monstre et cela ne s'est pas éteint au fil des jours. Au contraire, je me suis beaucoup plus attaché à lui que je ne l'aurais cru possible. Je n'aurais jamais pensé revoir Sevan après la première fois que nous avions couchée ensemble. Je n'aurais jamais cru possible qu'il soit là, debout en avant de moi, en train de m'avouer qu'il pouvait mourir d'une minute à l'autre, ou faire un malaise sans que je puisse faire quoi que ce soit. Tout ceci prouve que la vie nous réserve bien des surprises et que ce ne sont pas que des cadeaux positifs. C'est loin d'être un fleuve tranquille qui laisse les gens faire ce qu'ils veulent, vivre une vie sans obstacle à surmonter. Même si je me suis dit faire tout ce que je serai capable pour trouver une solution au problème de Sevan, je savais néanmoins que cela ne serait pas possible. Je ne peux pas commettre un meurtre pour voler le cœur de cette personne et encore moins débrancher une autre qui est sous respiratoire artificiel à l'hôpital. J'aimerais tellement pouvoir l'aider, trouver un moyen pour qu'il puisse guérir comme ça par enchantement. Je sais toutefois que le mieux que je puisse faire pour l'instant est de le soutenir dans ce qu'il traverse. D'être là pour lui à tout moment qu'il le désire. De toute manière, il est inutile de préciser que je refuse catégoriquement qu'il me fuît encore. Sevan avait beau essayer de m'expliquer du mieux qu'il le pouvait tout ce qu'il était en train de traverser, je ne m'y faisais pas à cette idée. J'étais dans une bulle avec des idées bien précise. Je me voilais la face, dans un déni. Il n'allait pas mourir, je faisais seulement un mauvais rêve, rien de cela n'était en train de se produire et dans quelques heures, je me réveillerai... Si c'était possible.

Je finis par m'asseoir au coin de mon lit, le regard éteint, rempli d'inquiétude. J'étais tellement perdu dans mes pensées, que je sursautai lorsque Sevan laissa tomber son sac à ses pieds pour s'accroupir en face de moi. Je me perds une seconde fois dans ses yeux noisette et écoute attentivement ce qu'il avait à dire. Je pouvais comprendre que ne plus faire de Baseball le rendait morose. Si je devais arrêter de dessiner, je ne pourrais l'accepter, mais là n'est pas le problème, sa vie en dépend. « Je sais et je peux te comprendre, par contre, je n'ai pas envie d'apprendre que tu t'es effondré au premier but parce que ton cœur n'a pas tenu le coup suite à tes efforts, tu comprends ? Je sais que ça peut être difficile pour toi, je le comprends, mais fait attention. » Je ne voulais pas le sermonné, ni lui dire d'arrêter le Baseball, au contraire, seulement lui faire part de ce que je ressentais. Au même moment où je lui avais ouvert mon cœur, ma main avait caressé sa joue, tendrement. Mais, pour l'instant, c'était définitif, je ne voulais plus parler de cela, je voulais me changer les idées et voir le bon côté des choses, s'il en avait bien entendu. Sans doute qu'il pouvait y en avoir si nous cherchons un peu. C'est pour cette raison que je lui proposai d'apprendre à se connaître, tout en lui demandant de rester avec moi. J'avais peur qu'il ne veuille pas, mais qui ne risque rien, n'a rien après tout. Je fus néanmoins surpris qu'il se relève pour être à ma hauteur et je le vois s'approcher de moi tout doucement. Mes yeux commencèrent à faire la navette entre ses lèvres et ses iris plusieurs fois avant de sentir ses lippes contre les miennes. Un baiser tendre qui aurait le don de me faire fondre sur place. Je savais maintenant qu'il n'allait pas s'en aller. Je passai tout de même ma main en arrière de sa nuque, comme si j'avais peur qu'il ne s'envole. Je voulais le garder près de moi, collé, à profiter de l'instant présent. Un gémissement de protestation sorti du fin fond de ma gorge sans que je puisse le retenir lorsqu'il se détacha de moi. Je me sentais si bien, cela m'avait permis de ne plus penser à ce qui nous entourait pendant quelques secondes. Je le regardais enlever ses vêtements et un large sourire apparu sur mes lèvres. Il allait rester encore quelques heures avec moi, je ne pouvais pas espérer mieux. Je ne me fis pas prier lorsqu'il me dit de venir le rejoindre et de me blottir contre lui. Je le fis en moins de deux. J'allais ouvrir la bouche pour lui mentionner que je ne savais pas trop ce que je voulais savoir, qu'il pouvait me dire ce qu'il désirait, ce qu'il voulait bien partager avec moi, mais il ne m'en laissa pas l'occasion. Il commença à me raconter les points marquant de sa vie, ce qui est sans doute important pour lui. Je l'écoutais attentivement. Plus j'en apprenais sur sa vie, plus je me sentais près de lui. Je savais que cela ne serait que bénéfique pour nous. Par contre, une chose qu'il me dit, me choqua. Comment une personne peut jeter son propre enfant en dehors de la maison familiale ? Ça ne se fait pas. Par chance qu'il avait la famille d'Andréas pour le recueillir. Je comprenais maintenant pourquoi ils étaient si près l'un de l'autre.

Lorsqu'il finit son récit et qu'il commença à rigoler, c'était merveilleux. Entendre son rire me relaxait, le sentir un peu plus à l'aise en ma présence, me donnait espoir. « Mais non, tu ne parles pas trop, j'aime ça en apprendre plus sur toi. Je connais maintenant les grandes phases de ta vie et je t'en remercie. Ça me fait du bien. » Je lui souris sincèrement, lorsque nos regards se rencontrèrent une nouvelle fois et je le laissai prendre place contre moi. Je lui caressai le bras tout en pensant à ce que je pourrais bien lui dire de ma vie. C'est à ce moment, que je compris qu'en fait, nous ne savions vraiment rien l'un de l'autre. « Eh bien moi, je ne sais pas si tu le savais, si Andréas te l'a déjà dit, mais je suis Algérien. J'y ai toujours vécu jusqu'à mes dix-sept ans. Rien de bien passionnant ou tragique est arrivé, simplement le divorce de mes parents et la mutation de ma mère aux États-Unis, d'où ma présence ici à ce jour. J'ai une grande sœur, qui demeure toujours là-bas. Je n'ai plus de nouvelles de mon père, depuis un moment, je suis l'heureux parrain d'une jolie demoiselle de dix-huit moins maintenant. » Il n'y avait rien de bien passionnant dans ma vie. Elle était bien tranquille à côté de tout ce que Sevan a pu vivre. J'ai toujours eu une famille aimante, sans soucis financiers. Certes, j'ai vécu presque toute mon enfance et adolescence dans un climat familiale chaotique dû aux chicanes très fréquentes de mes géniteurs, mais ils ne m'ont jamais mis à la porte. « Sinon, ma passion pour l'art vient de ma mère qui est designer de vêtements. » J'ai toujours baigné dans l'industrie de la mode, mais ce n'est pas pour autant que je voudrais faire ça dans ma vie. Je bougeai un petit peu, pour me retrouver sur mon flanc, entraînant par le fait même Sevan pour qu'il prenne la même position que moi, de sorte que nous soyons face à face. J'approchai ma main de son torse et entamai de petits cercles sur celui-ci, du bout de mon index. Une question me trottait dans la tête, mais celle-ci n'avait aucunement rapport à sa maladie, heureusement. « Ça fait combien de temps que tu sais, avoir une attirance pour la gente masculine ? Es-tu homo ou bi ? Et qu'est-ce qui te là fait découvrir ? Je veux dire, il y a probablement un événement qui t'a fait comprendre aimer les mecs. »

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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Sam 16 Aoû - 22:59

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Naël ∞ Sevan
Je vois bien que la nouvelle que je viens de lui annoncer, à quelque peu briser Naël. Il essaye de ne pas le montrer, mais juste à le voir assis au bord de son lit la tête baisser je comprends qu’il ne va pas très bien. Cela me fait mal au cœur. Voilà pourquoi je voulais absolument rien dire à mes proches. Je n’aime pas voir ceux que j’aime triste par ma faute. Parce que c’est uniquement de ma faute. Enfin. D’un seul coup, je n’ai plus du tout envie de quitter sa chambre. Bien au contraire. J’ai envie de retourner sous la couette et de passer une nuit entière dans les bras de Naël. Pour le moment, pourtant, je dois le rassurer. Je m’accroupis devant lui et tenter de lui faire comprendre mon point de vue sur la situation. Le beau brun relève enfin la tête vers moi et je verrouille mon regard dans le sien. Tout de suite, il me demande de faire attention à moi et cela me touche. Oui je n’aime pas entendre cela, mais dans le fond cela me touche venant de sa part. Dans le fond, je n’ai jamais été très tendre avec lui et pourtant il arrive quand même à se faire du souci pour moi. Je lui offre un petit sourire timide et ferme les yeux lorsque ses doigts viennent caresser ma joue. « Je passe mon temps à faire attention en ce moment. » murmurais-je doucement. C’est vrai après tout. Je passe mon temps à faire attention à ce que je fais pour ne pas faire un malaise. Je ne prends plus les escaliers, je ne cours plus, je ne fais plus aucun sport. En somme je me fais chier et pourtant je continue à le faire pour ne pas mourir plus vite que prévu. Parce que je fais le malin, je fais celui qui n’est pas malade, mais dans le fond j’ai une peur bleue de mourir. Oui je suis un véritable paradoxe depuis que j’ai appris pour ma maladie. J’ai l’impression de vivre une vie qui n’est plus la mienne, mais je le fais quand même.

Finalement Naël, me demande de rester avec lui, il veut que l’on parle un peu tous les deux. Il veut apprendre à me connaître et cette fois je ne lui refuse rien. J’ai envie d’en savoir plus sur lui aussi, même si je me suis déjà un peu renseigner. J’ai envie qu’il me parle de sa vie et surtout je veux qu’il puisse me poser toutes les questions dont il aimerait avoir les réponses depuis si longtemps. Parce que Naël à déjà tenter d’avoir ce genre de conversation avec moi, mais à chaque fois je prenais la fuite ou je lui sautais dessus pour le faire taire avec des baisers. Ce soir j’ai envie de lui accorder ce qu’il veut. Je me redresse quelque peu et mon regard se pose sur ses lèvres. Je crois que je pourrais difficilement me passer de ses baisers quand même. Ce n’est jamais les même, tantôt sauvage et violent, tantôt tendre et passionné. Alors sans réfléchir plus longtemps, je me penche vers lui et l’embrasse tendrement. Je sens sa main glisser sur ma nuque et j’approfondis un peu plus notre baiser. Le petit grognement que lâche Naël lorsque je me sépare de lui me fait rire. Il est adorable comme cela. Alors rapidement j’enlève mes vêtements pour être à l’aise, mais surtout pour être dans la même tenue que mon amant et je finis par le rejoindre sous les draps. Je vais passer une nuit entière avec lui pour la première fois et le sentiment est quelque peu bizarre je dois l’avouer. Cela fait des mois que je n’ai pas fait cela, voir des années même. Je n’ai jamais été en couple et je n’ai jamais fait des choses de couple, mais je crois que pour Naël je serais prêt à faire pas mal de sacrifice. En tout cas, je ne veux pas précipiter les choses. Il faut que l’on prenne notre temps et surtout que l’on profite du moment présent.

Sans que je m’en rende vraiment compte j’accapare le temps de parole et en moins de quelques minutes je lui expose les points les plus importants de ma petite vie. Je me rends compte qu’en réalité Andréas fait parti intégrante de mon histoire. Je me demande bien ce que je serais devenu si je ne l’avais jamais connu. Je serais peut être toujours à Dublin dans les rues avec une bande de drogués ou quelque chose dans le genre. Heureusement Andy et sa famille était là. En plus, c’est grâce à lui que j’ai fais la connaissance de Naël. Oui franchement je lui dois beaucoup. Je sens Naël se crisper contre moi lorsque je lui apprends que mon père m’as jeté dehors, mais le jeune homme ne fait aucune remarque là-dessus et je dois dire que ça me soulage. Je n’ai pas vraiment envie de parler de mon paternel ce soir. Heureusement ce que j’ai pu dire à suffit à Naël et il me parle alors un peu de lui. Il me parle de ses origines et de sa famille. Visiblement il est en mauvais termes avec son père aussi. « On a au moins un point en commun. » dis-je en souriant bêtement alors que cela n’as absolument rien de bien mignon dans le fond. Il me dit alors qu’il est parrain et je trouve cela attendrissant. « T’as une filleule ? C’est chou ! Je suis sûr que t’es du genre parrain gâteau en plus. » J’aime beaucoup les enfants. Depuis que je suis gosse je dis que je voudrais en avoir et avoir une grande famille. Je n’ai toujours pas abandonné l’idée d’ailleurs, mais il faudrait peut être que j’évite d’en parler tout de suite. Je veux pas lui faire peur non plus. Il me parle une nouvelle fois de sa maman et du fait qu’elle lui a transmis sa passion et une fois encore je trouve ça adorable.

Naël s’allonge finalement en face de moi et je cale ma main sous l’oreiller tout en le regardant. Je crois que je pourrais passer des heures à l’observer sans parler au final. Son doigt qui glisse sur mon torse me fait frissonner de la tête aux pieds. Je n’ose même plus bouger. Il est tellement proche de moi que je sens son souffle chaud sur ma peau lorsqu’il parle. Sa question me déstabilise un peu, mais je sais que je n’ai pas besoin d’avoir honte avec lui. « Tu rigole si je te dis que c’est toi ? » Il à l’air un peu confus alors je lui souris tendrement avant de l’embrasser sur le bout du nez. « J’ai eu quelques filles dans ma vie quand j’étais au Lycée, mais ça durais une nuit ou jamais plus d’une semaine en tout cas. Après j’ai pas vraiment eu de vie amoureuse et puis j’ai débarqué ici et j’ai vu comment Andy assumait sa sexualité. J’ai toujours eu des doutes je pense, j’ai fricoté un peu à des soirées et puis j’ai finis par te connaître, tu m’as embrassé et j’ai compris que c’était pas juste des doutes en fait. » Je me sens un peu niais de lui dire tout cela et je sens que le rouge me monte rapidement aux joues alors je viens cacher mon visage dans le creux de son cou. « J’ai craqué sur toi et après j’ai joué aux cons. J’ai tellement honte tu sais… » Pendant quelques minutes le silence ce fait autour de nous, je reste contre lui et n’ose pas vraiment le regarder. Je sais qu’il m’a déjà pardonné dans le fond, mais cela n’empêche que je suis loin d’être fier de moi. Enfin. Je finis par me relever un peu et croise le regard du beau brun. « Et toi ? Tu l’as su comment ? Je suis sûr que t’en a fait craquer plus d’un déjà. » dis-je en souriant un peu. Je me demande si je suis le seul dans sa vie en ce moment. Il est le seul pour moi. Enfin au début non, mais depuis trois mois oui.


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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Dim 17 Aoû - 7:58

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Sevan & Naël



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Pouvoir parler d'autre chose que de la maladie de Sevan allait sans doute nous faire du bien à tous les deux. Déjà que j'avais l'intime conviction que cela n'était pas une partie de plaisir pour lui de raconter aux gens ce qu'il était en train de traverser, je ne voulais plus qu'il s'en fasse avec cela. Pour l'instant, il était avec moi, dans ma chambre et je voulais en entendre, en apprendre plus à son sujet, sur sa vie. Certes, j'avais déjà demandé quelques informations ici et là à Andréas, mais rien de très précis. C'était plus des questions sur les agissements du châtain depuis quelque temps. Le bouclé ne savait pas quoi me répondre, selon lui, Sevan n'était plus le même depuis un certain temps. C'est aujourd'hui que je me suis rendu compte de la raison de ses agissements envers nous. Même s'il ne voulait en parler à personne, je continuais à croire qu'il faisait une grossière erreur. C'était son choix, bien entendu, mais si plus de personnes savaient pour sa Cardiomyopathie, il aurait du soutien, des personnes, là pour lui. Bon d'accord, dans un sens, c'était peut-être mieux qu'il ne le répète pas trop. Si je me mets à sa place, je n'aimerais pas me faire harceler avec ça à longueur de journée. Je n'aimerais pas que les gens fassent attention à moi, à ce qu'ils disent ou pensent de ma personne. Je voudrais vivre comme tous les garçons de mon âge. C'est pour cette raison que je décidai d'essayer de passer à autre chose, du moins pour le moment, en lui proposant de se parler un peu de notre vie, d'apprendre à nous connaître d'avantage, du moins pour le moment. Il devait sans doute savoir que je reviendrais sur le sujet un jour ou l'autre. Pour le moment, j'avais l'impression qu'il était libéré d'un poids. Surtout lorsqu'il m'embrassa. J'aurais bien voulu que ce moment dure des heures, mais malheureusement, il se détacha. Une moue se fraya un chemin sur mon visage lorsque Sevan commença à rigoler suite à la plainte qui s'était échappée de ma gorge en nous séparant. « Ne te moque pas de moi, ce n'est pas de ma faute, si tes lèvres sont si enivrantes. »

Lorsqu'il vint me trouver sous les draps, une sensation de bien-être m'envahit instantanément. Et c'est dans un mouvement tout à fait naturel, que je vins me blottir dans ses bras, ma tête sur son torse alors qu'il commença à me faire un grand discours sur sa vie d'antan. Quelques expériences qu'il a vécues me laissent un peu mélancolique. Cela ne doit pas toujours être évident, mais je préfère ne pas en ajouter sur ce sujet. S'il me parlait de mon père, je ferais tout pour détourner la conversation. Je ne lui parle plus depuis qu'il à divorcer de ma mère. Il n'a jamais eu la gentillesse de nous appeler ma sœur et moi, même pas pour nous souhaiter un joyeux anniversaire, aucune carte de vœux, rien qui pourrait nous faire plaisir. J'ai appris depuis peu qu'il s'est marié avec une jeune femme d'environ mon âge, donc, parler de lui, ne fait pas partie de mon quotidien, ni de mes sujets favoris. Alors, je me contente de le laisser finir avant de commencer à lui raconter ma pitoyable existence sans tragédie. Il n'y a que ma filleule qui peut me redonner le sourire. Ce petit bout de chou, avec ses grands yeux bruns. Elle est tellement belle et Sevan me cerna rapidement. Je suis bel et bien un parrain gâteau. Mon seul regret est de ne pas pouvoir la voir autant que je le souhaite. « Comment as-tu deviné ? En fait, ma sœur vient passer quelques jours chez ma mère, avec sa fille le mois prochain, je te la présenterai si tu veux, je suis certain qu'elle va t'adorer. » En même temps, qui ne tombe pas sous le charme de Monsieur Callaigh ? Je lui souris tout juste avant que l'on se perde dans les yeux de l'autre silencieusement pendant quelques secondes ? Minutes ? Je n'en sais rien en réalité, je ne compte plus le temps lorsque je suis avec lui. Il a ce don de m'apaiser, de me faire vivre des sensations fortes en restant entre les quatre murs de ma chambre. Puis le sujet de la découverte de son orientation sexuelle arriva et ce qu'il me dit, me fit chaud au cœur en même temps que me surprendre énormément. C'est moi qui lui ai fait découvrir aimer ou du moins ressentir quelque chose pour les mecs. Je n'en revenais pas. En fait, je ne comprenais pas comment il s'en était rendu compte, mais j'étais heureux d'avoir pu lui rendre ce service. Puis, lorsqu'il m'expliqua enfin, mon sourire ne voulait plus s'effacer de mes lèvres. J'étais ému de cette révélation. « Serait-ce du rouge que j'ai aperçu sur vos pommettes Monsieur Callaigh ? » Le taquinais-je doucement. « Ne sois pas honteux de ce que tu as fait. Nous faisons tous des actes que nous regrettons. » Je lui embrassai le haut de la tête et encerclai son corps de mes bras du mieux que je le pouvais le rapprochant toujours un peu plus de moi.

Les minutes qui suivirent, alors qu'aucun de nous ne parlait, me laissèrent sous-entendre que le silence à ses côtés était tout à fait reposant. Que nous n'avions pas besoin de parler pour être bien, du moins de mon côté. De plus, je ne pensais plus à ce qu'était en train de traverser Sevan. Je le considérais comme une personne en bonne santé, avec qui j'aimais passer du temps. C'était le cas de le dire. Au bout d'un certain temps, il fini par se relever pour me demander la même question que je lui avais posé, il y a peu. Comment avais-je su être attiré par la gente masculine ? « Je l'ai toujours su à vrai dire. C'était comme une évidence, déjà, je ne regardais pas les filles comme les mecs le faisaient. J'en ai déjà embrassé, mais rien ne faisait ressentir. Je pense m'en avoir réellement aperçu au milieu de mon adolescence où j'ai surpris un ami en train de se faire du bien devant un porno gay » J'eus un petit sourire à ce souvenir. Cela allait rester dans ma mémoire très longtemps, ce fut même avec lui que j'ai eu ma première expérience. « Ça m'a pris du temps le dire à mes parents. J'avais peur de leurs réactions, mais tout, c'est bien passé. Je ne me suis jamais caché et je me fichais royalement de ce que les autres pouvaient bien penser de mon orientation » J'ai pour mon dire, on aime une personne et non un sexe. De plus, je ne suis pas efféminé, personne au premier regard ne peut s'en rendre compte. Je suis bien comme je suis. « Et je ne sais pas si j'en ai fait craquer plus d'un, mais sache que lorsqu'Andréas nous a présenter, tu m'as toute suite plu, ça aussi, c'était une évidence. » Je lui embrassai le front et collai ma tête contre la sienne par la suite. Je ne savais pas s'il savait que j'avais déjà couché avec Andréas et j'hésitais à lui en faire part. Je ne savais pas vraiment comment il allait réagir, mais en même temps, il avait été si sincère avec moi. Je me raclai la gorge, hésitant et sans même le regarder, je repris la parole. « Est-ce qu'Andréas t'a parlé de moi avant ou après qu'il nous a présentés l'un à l'autre ? » Déjà, le ton que j'avais employé montrait clairement que ce n'était pas une partie de plaisir ce que j'allais finir par lui avouer. D'habitude, je ne m'en aurais pas fait pour si peu, mais c'était son meilleur ami après tout. Peut-être que cela n'allait rien lui faire, nous ne nous connaissons pas à l'époque et nous ne sommes pas en couple à l'heure actuelle, mais je préférais le lui dire s'il ne le savait pas déjà. Je n'avais pas envie d'avoir des secrets pour lui. Des « amis » ce disent presque tout pas vrai ?

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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Dim 17 Aoû - 19:59

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J’aime l’entendre râler alors que nos lèvres se séparent. Il aurait voulu que ce baiser dur plus longtemps et moi aussi dans le fond, mais je ne veux pas qu’il croit que je reste que pour remettre le couvert avec lui. Si je m’écoutais, je ne resterais pas uniquement pour parler. Non je l’aurais même déjà allongé sur son matelas pour lui faire l’amour une nouvelle fois, mais je ne veux pas qu’il le prenne mal. Je ne veux pas reprendre mes erreurs avec lui. Alors je me contente de rigoler un peu à sa remarque et me penche de nouveau vers lui pour lui voler un rapide baiser histoire qu’il comprenne qu’il aura le droit à pleins d’autres baiser de ce genre-là pour plus tard. Quand il aura eu la discussion qu’il veut avoir. Parce qu’il ne m’aura pas fallut très longtemps pour comprendre que cette conversation tiens très à cœur à Naël. Il a envie de faire les choses bien et je vais le faire pour lui. Alors je m’allonge à ses côtés et il vient tout de suite ce blottir contre moi. J’adore cela. J’aime qu’il me fasse assez confiance pour pouvoir venir s’allonger contre mon torse de cette manière. Je lui parle rapidement des évènements qui ont pu marquer ma petite vie, autant dire qu’ils ne sont pas très nombreux. Le plus marquant d’entre eux à été quand je me suis fait jeter dehors par mes parents. Le reste est entièrement lié à Andréas et n’est pas ce qu’il y a de plus palpitant. Alors je finis par retourner la question à Naël et le beau garçon m’explique qu’il a grandis en Algérie, puis il me parle de sa famille. Quand il mentionne sa sœur et sa filleule ses yeux s’illuminent et un petit sourire se dessine sur ses lèvres. Il a l’air heureux et cela me plaît. Il me propose de rencontrer ces deux demoiselles et mon cœur rate un battement. Il ce moque de moi c’est cela ? Non. Visiblement non. Il me dit que sa filleule va m’adore et je reste sans voix. Je n’ai jamais fait ce genre de chose. C’est… Cela me déstabilise quelque peu. « Tu veux me présenter à ta famille ? » demandais-je en balbutiant quelque peu. Cela ne rendrait pas les choses un peu officielles ? Enfin je n’en sais rien. Je ne connais rien de tout cela et je ne voudrais pas gâcher les choses avec Naël. Ou plutôt les précipiter. Pourtant sa proposition me touche, elle m’effraye un peu, mais elle me touche. « Enfin… Je serais ravi de les rencontrer. » dis-je alors en souriant. Et pour tenter d’apaiser les choses ou seulement pour faire la conversation je finis par ajouter rapidement : « J’adore les enfants en plus. » De toute manière c’est la vérité.

Naël finis par m’interroger sur la découverte de ma sexualité, il a envie d’en savoir un peu plus à ce sujet. Rapidement, je me sens niais de lui expliquer le pourquoi du comment. Parce que oui avant Naël je n’étais pas vraiment sûr de mon orientation. Puis il a débarqué dans ma vie et il a tout chamboulé. J’ai fricoté avec quelques hommes avant lui, j’ai même couché avec un gars que j’avais rencontré en boîte de nuit, mais je n’étais toujours pas sûr de moi. Puis Naël est arrivé, il m’a embrassé, on c’est un peu apprivoisé et puis on a commencé à se retrouver la nuit ici et depuis trois mois il est le seul à qui je donne du temps. Plus le temps passe et plus je m’attache à lui d’ailleurs. C’est pour cela que je finis par rougir comme un idiot. Parce que je me sens un peu niais de paraître presque aussi romantique et surtout d’avoir été aussi nul avec lui et aussi irrespectueux. Tel un enfant je viens cacher mon visage dans le creux de son cou et il ce moque de moi. « Je t’interdis de te moquer de moi. » dis-je en gémissant un peu. Il m’embrasse sur le front et je ferme les yeux appréciant ce geste tendre. Il ne m’en veut pas et je ne sais pas comment je pourrais un jour le remercier d’avoir été aussi patient et tendre avec moi.

La conversation ce poursuit tout naturellement et finalement c’est Naël qui m’explique comment il a finis par découvrir qu’il préférait la compagnie de la gente masculine. Visiblement le beau métis s’assume depuis très longtemps et je dois dire que je l’admire quelque peu pour cela. D’un seul coup, je me sens fier de lui. Il a tenu tête aux gens qui devait sans aucun doute se moquer de lui et il a même trouvé le courage de l’annoncer à ses parents. Les miens ne seront jamais rien, mais je me souviens que la mère d’Andy avait très bien réagi quand je lui en avais parlé. En même temps, son fils est gay et il le crie un peu sur tout les toits alors elle ne pouvait qu’accepter. Quand Naël finit par me dire qu’il avait tout de suite craquer pour moi quand Andréas nous a présenté un petit sourire se dessine sur mes lèvres et je me redresse pour prendre le dessus sur lui. Mon regard ce plonge dans le sien et je viens caresser son nez du mien. J’hésite un instant et finis par venir l’embrasser encore une fois. Un long baiser empli de bon sentiments, parce qu’il a été un amour avec moi, parce qu’il me plaît et parce que j’ai envie de continuer avec lui tout simplement. Je l’embrasse à perdre haleine et ne me recule que lorsque le besoin d’air ce fait vital. Mon front reste coller au sien un bon moment avant que je ne finisse par revenir m’allonger à côté de lui. J’entends la respiration du jeune homme revenir à la normal et finalement il me parle d’Andréas. Je me redresse un peu et croise son regard. « Il m’a un peu parlé de toi quand je lui ai dit que l’on c’était embrasser. Enfin il m’as juste dit que vous étiez amis. Puis je me suis engueuler avec lui hier, parce qu’il m’a dit que je devais arrêter de jouer au con avec toi. Mais c’est tout. » Je fronce un peu les sourcils en voyant que Naël est plus tendu que jamais d’un seul coup. « Pourquoi tu me demande ça ? » Je laisse quelques secondes s’écouler dans le silence et soupire un peu. « Naël ? » Je vois bien qu’il voudrait me dire un truc et je commence à me poser des questions.


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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Lun 18 Aoû - 11:41

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Lui présenter ma famille ? Ce n'est pas vraiment ce à quoi j'avais pensé et j'avoue que cela me faisait un peu peur. Vraisemblablement à Sevan aussi, vu la manière dont il venait de répéter ce que j'avais dit. Au début, je voulais lui présenter ma filleule, mais en y repensant bien, c'est vrai qu'elle sera avec sa mère et sa grand-mère, du coup, je n'étais plus trop certain. J'avais surtout parlé sans réfléchir, comme si c'était une évidence. Lorsque je suis fier de quelque chose ou quelqu'un, j'ai envie que tout le monde peuvent voir ce qui me rend heureux. Puis tout d'un coup, je me sens mal et je ne sais pas ce que je veux réellement. J'ai l'impression que tout va trop vite. Je ne voulais surtout pas le forcer à faire quelque chose qu'il n'avait pas envie. Toutefois, lorsqu'il reprit la parole après quelques secondes de réflexion alors que j'allais lui dire, qu'on devrait laisser faire, je me détendis quelque peu, mais ce n'était pas assez. Il en serait peut-être ravi, mais disait-il cela simplement pour me faire plaisir ? Ce qu'il ajouta concernant son adoration pour les enfants, me décrocha un petit rictus. J'aimais également énormément les enfants, par contre, uniquement lorsqu'ils ne sont pas miens. Je ne suis même pas certain d'en vouloir plus tard. Je ne suis pas très intéressé par les mères porteuses et encore moins l'adoption. Enfin, je suis encore très loin de penser à ce genre de chose et sans doute que je n'aie jamais à me poser cette question. J'avais ma filleule, c'est bien assez. Par contre, qui sait ce que l'avenir nous réserve ? « Tu sais, tu n'es pas obligé, j'ai parlé trop vite aussi. » Dis-je quelque peu embêter par le sujet de conversation. « On peut laisser faire, ouais, oublions ça, je ne pense pas que ce soit une bonne idée tout compte fait. » Continuais-je timidement. Non, je n'avais pas honte de Sevan, bien au contraire, mais je le sentais très hésitant, c'est tout. Dans tous les cas, il était temps, de passer à un autre sujet, avant que l'ambiance se dégrade. Nous étions en train de passer un moment, inutiles de se rendre mal à l'aise uniquement à cause d'une rencontre. Pas vrai ?

Je me suis senti poussé des ailes, si je peux dire, lorsqu'il m'avoua avoir réellement découvert son orientation à cause de moi, ou du moins avec ma participation. C'est gratifiant tout de même toutes ces belles paroles et le voir aussi gêner, le rendait complètement craquant. J'avais envie de le prendre dans mes bras et de l'embrasser jusqu'à ne plus avoir de souffle. Il n'avait pas à se montrer gêner de quoi que ce soit en fait. Nous avons tous quelque chose ou quelqu'un qui nous fait réaliser les choses et le fait que j'avais joué un rôle dans cette découverte, me rendais fier, encore une fois. Je me moquais bien de Sevan, mais je lui ai également avoué, peu de temps après, avoir rapidement succomber à son charme lors de notre rencontre. Et c'était réellement le cas. Depuis que j'ai fait sa connaissance, je n'ai couché qu'avec une seule personne et bête comme cela peu être, je l'ai regretté par la suite. Va savoir pourquoi. Pourtant, je suis encore jeune, j'ai le droit de m'amuser, mais ce n'était pas aussi bien qu'avec Sevan. C'est comme si avec lui, j'ai trouvé chaussure à son pied. Comme si nous sommes en parfaite harmonie, lorsque nous partagions des moments intimes. Je ne serais comment réellement l'expliquer, dans tous les cas, j'ai l'impression qu'on se complète bien, même si ça peut paraître bizarre. Suite à mes dires, je vis l'effet que cela a provoqué chez le châtain et sans le voir venir, il embarque à califourchon sur moi et je souris. Je vais lui dire plus souvent s'il réagit de cette façon, pensais-je tout à-coup, avant de le voir approcher quelque peu hésitant. Les quelques centimètres, finissent par être comblés et encore une gamme de sensations se fit ressentir en moi. Ce que je peux paraitre niais parfois. Le simple contact de ses lèvres contre les miennes me rend gaga et bientôt, je ne serai plus en mesure de m'y passer. D'un geste tout à fait naturel, je vins mordiller sa lèvre inférieure afin d'avoir un plus grand accès à sa bouche, de sorte que nos langues puissent se titiller, se chatouiller. Elles débutent une danse endiablée et moi, je me sens affreusement bien ainsi. Mes mains viennent rejoindre son dos et firent une légère pression de sortes à le coller encore plus à moi. Puis au bout de quelques secondes, nous nous séparâmes par manque de souffle. « Si ça continue ainsi, je ne serai plus capable de me passer de tes baisers. » Cette phrase avait été dite sans même que j'y réfléchisse et contrairement à ce que j'aurais pu y penser, je ne regrettais absolument pas de l'avoir divulguée. En revenge, je devais me montrer franc de mon côté également c'est pour cette raison qu'une fois qu'il eut repris sa place initiale, je lui posai la question à propos d'Andréas. Il ne lui avait donc pas parlé de moi, comme je l'aurais espérer et du coup, lorsqu'il me demanda pourquoi je lui avais parlé de son meilleur ami. Je regrettais amèrement mes paroles. Je me perdis quelques secondes dans mes pensées, sans savoir si je devais lui dire ou non. Et s'il ne voulait plus m'adresser la parole après ça ? Il pourrait même partir sans rien dire par la suite et tous les moments passés ensemble seraient à oublier. Même lorsqu'il prononça mon prénom, je ne réagissais pas. Je n'avais pas envie qu'ils soient en froid à cause de moi. Je me suis mis à le regarder droit dans les yeux en me mordant la lèvre inférieure, stressé. Je finis par prendre une grande inspiration et m'élançai : « Il ne t'a donc rien dit au sujet de notre rencontre... En fait, Andréas et moi avons déjà... couché ensemble. » Ces deux derniers mots avaient été prononcés à une vitesse époustouflante. Pathétique ! Voilà ce que j'étais, d'un pathétisme incroyable. Ce n'était pas une catastrophe non plus, mais je ne pouvais pas lui cacher. Et comme si je voulais me justifier, j'ajoutai rapidement : « Ce n'est arrivé qu'une seule fois, on était bourré et on ne savait pas ce qu'on faisait et ce n'est pas lui qui m'intéresse. » Naël ferme là, tu en as assez dit. Je continuai à le regarder attentivement, essayant de comprendre l'expression qui était en train de naître sur son visage. Eh merde ! Je n'aurais peut-être pas dû lui dire. Advienne que pourra !

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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Mer 20 Aoû - 2:15

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L’ambiance bonne enfant redescend bien rapidement lorsque Naël commence à me parler de sa famille. Il n’y a rien de mal derrière cela, bien au contraire, on avait décidé de se parler de nous d’une manière un peu plus intime et forcément la famille allait devoir arriver sur la table. De mon côté, le sujet est rapidement boucler, ma seule famille est celle d’Andréas et cela n’ira pas plus loin. Je ne veux pas parler de mes parents même si j’ai passé seize ans de ma vie avec eux. Mais Naël lui semble être encore assez proche des femmes de sa famille. Il m’a déjà parlé de sa mère une ou deux fois de manière assez rapide et j’avais pu comprendre qu’il était assez proche d’elle. Visiblement il entretient également une très bonne relation avec sa sœur et il est même le parrain de sa nièce. Je trouve tout cela parfaitement touchant, mais je ne pensais pas que d’un seul coup il allait me proposer de les rencontrer. Bon. Je sais que dans la conversation il m’a juste proposé de rencontrer sa nièce, mais au final je n’ai compris qu’une seule chose : qu’il voulait me présenter à sa famille. Je sais que cela fait un moment que l’on se fréquente tous les deux, mais on n’a jamais mis d’étiquette sur notre relation et je crois que nous ne sommes pas du tout prêts à le faire. Je viens tout juste de lui avouer mon plus grand secret et je crois que l’on a encore besoin de temps pour faire un pas de plus. Je sais que je ne veux pas le quitter – si on peut dire cela comme cela – mais je ne veux pas trop me projeter non plus. Sans le vouloir je commence à bégayer quelque peu et tout mon corps commence à se tendre. Je n’ai pas envie de dire une bêtise, alors je cherche mes mots, et je finis par m’en sortir sans trop de dégât. Je vois bien que Naël est tendu également et rapidement il me fait comprendre que je ferais mieux d’oublier ce qu’il vient de me dire. Sans vraiment le vouloir je lâche un léger soupire de soulagement. Je n’ai pas non voulu envie que Naël se braque et encore une fois, je tente de me rattraper du mieux que je peux. « Naël… Si tu veux me présenter ta filleule je ne partirais pas en courant. Si ça te fait plaisir, ça me fera plaisir aussi. » Je lui offre un petit sourire timide et bouge un peu dans le lit pour reprendre le beau brun dans mes bras et pour essayer de ne plus ramener le sujet sur la table.

On parle finalement de la découverte de notre orientation sexuelle et même si je suis assez gêné, je finis par lui faire comprendre que c’est surtout grâce à lui que j’ai pu comprendre que j’aimais réellement les hommes. Oui c’est quelque chose d’assez nouveau pour moi, mais avec Naël j’ai l’impression que c’est tout ce qu’il y a de mieux. Je me pose pas trop de questions avec lui et tout me viens naturellement même si j’ai régulièrement pris la fuite de peur qu’il me rejette ou que la maladie viennent se mettre entre nous. Maintenant qu’il est au courant pour ma maladie, je me dis que les choses vont être un peu plus faciles ou tout du moins je l’espère. Parce que ma relation avec le jeune homme est assez unique et je n’ai pas du tout envie de me séparer de cela pour le moment. Quand il me dit qu’il a craqué sur moi dès notre première rencontre, je n’ai plus qu’une seule idée en tête : l’embrasser. Il ne me faudra que quelques secondes pour me relever et passer mes jambes autour de son bassin. Je viens l’embrasser avec passion. Je n’ai plus envie de me séparer de lui. Il laisse glisser ses mains sur mon dos et nos peaux se fonde l’une contre l’autre. J’ai chaud d’un seul coup et notre baiser devient de plus en plus fiévreux. Mes mains courent le long de son torse nu et si je n’avais pas eu besoin de reprendre un peu mon souffle, je pense que je lui aurais déjà enlevé son boxer. Au diable notre conversation. Mais justement. Naël a tenu à ce que l’on discute et je ne veux pas le priver de cela. C’est la seule chose qu’il me demande depuis six mois, je peux bien lui accorder cela tout de même. Alors sagement je me recule et ferme les yeux pour apprécier le moment. La réplique de Naël me fait sourire comme un idiot. Je me penche de nouveau vers lui et l’embrasse bien plus chastement. « C’est bien dans mon idée. » Oui nous n’avons mis aucunes étiquettes sur notre relation, mais je ne cache pas avoir envie d’être le seul dans sa vie. Je crois que je serais vraiment jaloux s’il m’annonçait qu’il y avait quelqu’un d’autre dans sa vie. Pourtant ce n’est pas mon genre, mais voilà, je crois que ce serait mal vu.

Je me rallonge auprès de Naël et de nouveau c’est moi qui viens me blottir contre lui. J’adore faire cela. J’adore sentir son parfum et ses doigts qui courent sur ma peau. Je crois que je suis véritablement en train de craquer pour lui. D’un côté, j’aime cela et de l’autre, je ne supporte pas cette idée ! Alors je préfère ne pas y penser plus pour le moment et j’écoute ce que Naël me raconte. Il me parle d’Andy et je dois dire que tout de suite il pique ma curiosité. Pourquoi il veut savoir si Andréas m’as souvent parlé de lui ? Bien sûr que l’on parle de lui, mais c’est plutôt moi qui amène le sujet et en général cela finis en dispute. Surtout ces derniers temps et je n’ai pas trop envie de dévoiler cela à mon amant. Mais quand je lui demande le pourquoi de son interrogation Naël se renferme sur lui d’un seul coup. C’est comme s’il était rentré dans une coquille et je trouve cela bizarre. Je le pousse un peu à me répondre et ce que j’entends me laisse sans voix. Je n’en reviens pas. Il se moque de moi ? Visiblement non. « T’as… T’as couché avec mon frère ? » Je sais. Je sais parfaitement que techniquement Andréas n’est pas mon frère, il est juste mon meilleur ami, mais là… Cette idée est juste. Je ne sais pas. Cela me fait froid dans le dos. Je me relève rapidement et n’ai plus vraiment envie de me blottir contre lui d’un seul coup. Cela me fait tellement bizarre. Je veux dire ce n’est pas n’importe qui, non c’est Andy. Et il ne m’as rien dit cet idiot en plus. Je vais le tuer. Oh ça oui il va m’entendre cet abrutit bouclé. « Je suis passé après Andy… » dis-je plus pour moi même que pour Naël. Je n’en veux pas réellement au beau métisse, non je suis plutôt en colère contre mon meilleur ami pour le moment. « C’est… Je… Enfin je sais pas trop quoi dire. J’ai pas l’habitude de partager avec Andréas. » dis-je silencieusement. Je finis par relever la tête et croise le regard tellement mal à l’aise de Naël. Je me suis éloigner de lui, mais je finis par poser ma main sur la sienne doucement. Comme pour lui montrer que je ne lui en veux pas. « Je sais qu’on est pas un couple et tout ça et que du coup ma question va paraître bizarre, mais… Il y a quelqu’un d’autre ? » demandais-je timidement. J’ai envie de savoir si je suis le seul ou pas. Je veux juste avoir. Curiosité morbide sans aucun doute.


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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Ven 22 Aoû - 13:31

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] L'épisode de la rencontre de la famille était dorénavant clos. J'avais parlé trop rapidement et ça ne se passera pas comme je l'avais mentionné. Je ne lui présenterai pas ma filleule puisque je n'étais pas très à l'aise avec ça et que nous n'étions pas rendus là. Peut-être que tout cela changera, Sevan avait encore du temps devant lui pour cette rencontre, enfin, je l'espère de tout mon coeur, mais pas dans l'immédiat. Pour l'instant, mieux valait se concentrer sur nous, notre amitié naissante et rien d'autre. Évidemment que dans ma tête une simple amitié, ce n'est pas tout à fait ce que je désirais, mais c'est mieux que de le voir fuir. Je lui offris donc un sourire et pris position dans ses bras, lorsqu'il m'attira vers lui, voulant parler d'autre chose, j'avais bien la sensation que c'était de même pour lui. Je me demandais même si cela était une très bonne idée d'apprendre à se connaître comme ça. Je trouvais que cela faisait bizarre. Nous n'avions jamais réellement parlé, ce n'est pas du tout ce qu'on avait l'habitude de faire lorsqu'on se voyait et j'avais peur que tout cela tourne mal.

Par contre, sentir ses lèvres contre les miennes lorsque je lui avais avoué avoir craqué pour lui, lorsque nos regards se sont croisés à la fête, il y a quelques mois de cela, m'enleva tous soupçons. J'avais l'impression que tout ce que je pouvais lui dire, finirait par s'arranger. Que peu importe ce que nous pussions faire comme action ou évoquer en parole, n'allait pas nous enlever cette complicité qui émanait de nous. M'enlever toutes ces sensations irrésistibles de toujours vouloir sentir ses lèvres contre les miennes, son souffle chaud effleurant ma peau. J'aimerais tant le clamer haut et fort, mais avec ce qu'il m'a dit plus tôt, je n'y arrive pas. Pas le sujet de sa maladie, ça, je peux très bien vivre normalement, ou presque, en sachant qu'il peut faire un malaise à tout moment. Je suis là pour lui et le resterai, mais bien parce qu'il m'avait fait part de sa peur que je m'attache à lui. Je ne sais même pas s'il se rend compte que c'est déjà trop tard. Au risque de me répéter, je l'aime, mais je ne suis pas amoureux de lui. Par contre, les sentiments ne se contrôlent pas, je ne peux pas dire que dans les semaines à venir, ce que je ressens pour lui augmentera ou diminuera. C'est pour cette raison que je commençais à douter si c'était bien une bonne chose qu'on continue à se voir. Que se passerait-il si je tombais amoureux de lui ? S'éloignerait-il de moi au point de ne plus vouloir m'adresser la parole ? Dans tous les cas, je n'avais pas du tout le temps de me poser ces questions surtout à la sensation de ses mains sur ma peau. La température augmentait de plus en plus et à mon plus grand malheur, nous nous détachions par manque de souffle. C'était probablement mieux ainsi, puisque me connaissant, je doute que j'aie eu du mal à m'arrêter si cela avait continué encore quelques minutes. Mais je ne pus m'empêcher de lui faire la remarque, dans un autre point de vue, que ses baisers commençaient à devenir indispensables. Et sa remarque ne me laissa pas de marbre. Je me sens bien avec lui, c'est indéniable. N'importe qui, pouvant nous voir à ce moment précis pourrait s'en rendre compte. C'est aussi voyant que le nez au milieu du visage.

Néanmoins, le moment de vérité arriva rapidement. Je devais lui mentionner, s'il ne le savait pas déjà, avoir couché avec son meilleur ami. Le problème, lorsque je lui révélai après plusieurs hésitations, étais que j'avais peur qu'il se prenne la tête pour cette histoire. C'était dû passer, je ne voulais pas qu'il se mettre en colère à cause de moi. Je ne supporterais pas le fait qu'il m'en veuille également puisque je venais de lui dire la vérité de mon côté. Toutefois, l'expression du visage de Sevan, lorsque je lui ai lâché la "bombe" me fit rapidement comprendre que je n'aurais peut-être dû ne rien dire. En fait, je ne sais pas, il méritait de savoir. Il n'a rien à dire sur mes relations passées ou même présente, nous ne sommes pas en couple, mais en même temps, c'est son meilleur ami. Celui qui l'a accueilli lorsque son père l'a mis dehors de la maison familiale. Cet ami qu'il connaît depuis très longtemps. D'un seul coup, alors qu'il venait de se relever si précipitamment, je m'en voulais atrocement. Je fermai subitement les yeux alors qu'il prononça ses phrases, comme si cela allait amortir le choc. Je m'attendais à ce qu'il me traite de nom, à ce qu'il ne veuille plus me voir, mais lorsque je l'entendis murmurer : « Je suis passé après Andy... » je me sentais encore plus lamentable. Je finis par ouvrir de nouveau les yeux alors qu'il poursuivit. Je pouvais tout à fait comprendre ce qu'il était en train de traverser. Enfin pas vraiment, mais j'essayais même s'il avait réussi quel que soit peu à me vexer. « Tu ne me partages pas avec Andréas, je ne suis pas un jouet. De plus, je ne te connaissais même pas lorsque c'est arrivé. » J'étais en train de passer par toutes les émotions possibles en un claquement de doigt. À une simple petite phrase. Je baissai mon regard lorsqu'il déposa sa main sur la mienne et ce qu'il me demanda détendit automatiquement mes traits. Il semblait timide dans sa requête et cela lui donnait un air tout à fait mignon. Un sourire pris place sur mes lèvres. Était-il jaloux ? En-tout-cas, sans vraiment savoir pourquoi, j'étais bien content de l'apprendre. Je le regardai une nouvelle fois avant de prendre la parole. Je devais tout de même m'assurer d'une chose avant de répondre à sa question. « Promets-moi de ne pas te mettre en colère après ton meilleur ami. Vous êtes inséparable et ça serait bête de vous prendre la tête à cause d'un mec. Encore plus, si c'est de ma faute. » Oui, il lui avait caché cet événement, mais ce n'est pas comme si nous nous voyons encore depuis ce temps, nous sommes de simple ami. Je pris donc sa main qui était sur la mienne et le bascula de sorte qu'il se retrouve coucher de tout son long, sur le dos, dans mon lit, pour finalement le chevaucher. Ce qui peut paraître également très bizarre avec le sujet que nous venions d'effleurer. Je ne lui répondis pas toute suite, me contenant de me perdre dans ses yeux noisette quelques secondes. « Ta question n'est pas bizarre, je me posais la même chose. » Et au lieu de lui répondre directement, je fondis sur ses lèvres, m'abandonnant à celles-ci au risque de me faire repousser et entre plusieurs baisers, je répondis enfin à sa question. « Ses lèvres sont les seules que j'embrasse et ses mains sont les seules qui puissent me toucher. » Et c'était vrai ! Je ne pouvais me permettre d'aller voir ailleurs et surtout, je ne voulais pas, alors que j'ai presque tout ce que je désire avec lui. Il ne me manquait plus qu'une chose pour être entièrement satisfait et nous étions sur la bonne voie. Sevan n'était pas encore parti ce qui me portait à croire que sa révélation sur sa maladie n'avait pas seulement du mauvais. J'avais l'impression que cela nous avait rapprochée. J'espérais tout de même que ce n'était pas seulement une supposition. « Dois-je en conclure que je suis le seul que tu vois ? » Je devais m'en assurer également. Je n'avais pas encore pris place à ses côtés, je me contenais de rester assis sur ses cuisses tandis que mes mains étaient à plat sur son ventre. « Parce que sans vouloir te faire peur, je risquerais d'être jaloux des autres mecs avec qui tu as des aventures. » Je ne savais même pas pourquoi je lui avais dit cela...
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Sam 23 Aoû - 2:20

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Tout allait mieux. J’ai finis par lui dire la vérité et il a voulu discuter. J’ai bien voulu le faire, juste pour lui faire plaisir. Parce qu’après tout ce que j’ai pu lui faire subir tout ce que je voulais c’était simplement lui faire plaisir. Je pensais avoir réussi. Oui on à quelque peu frôler la catastrophe quand il a commencé à évoquer sa famille, mais au final on a réussi à éviter le pire. On sait tous les deux que notre « histoire » n’est pas prête de ce terminer. Je crois même que tout cela n’est que le commencement. Je lui ai clairement dit que je ne voulais surtout pas l’entendre me dire qu’il commence à s’attacher à moi et pourtant dans le fond je n’attends que cela. Cela peut paraître débile, je l’entends, mais j’aimerais vivre quelque chose d’intense avant de mourir. Je sais que je peux m’en sortir, je sais que c’est faisable, mais je ne veux pas me raccrocher à cela et je voudrais connaître l’amour avant de disparaître de ce monde. Je dois sonner un peu romantique, mais c’est tout ce que je demande dans le fond. Enfin… Tout allait bien, vraiment. Et puis il a finis par me lâcher sa bombe. LA bombe.

Naël ne se cache pas, dans le fond je ne peux pas lui en vouloir il a été franc au moins. Mais voilà… Il a couché avec celui que je considère comme mon frère depuis des années. Je sais ou tout du moins je suppose que cela n’est arrivé qu’une seule fois et que c’était bien avant que Naël ne fasse ma connaissance, mais tout de même. Cela fait mal au cœur. Je ne peux m’empêcher de les imaginer dans le même lit et cela fait vraiment mal. Parce que je connais Andréas par cœur. Oui je l’aime plus que tout au monde, oui il est mon frère, mais il y a certaine chose chez lui que je ne cautionne pas réellement et je pense que sa vie intime en fait largement partie. Je ne le juge pas là dessus, parce que moi  je ne le connais pas comme cela, parce qu’avec moi il a toujours été parfait et que sans lui je serais sans doute quelque part dans les rues de Dublin à crever la dalle et pas ici dans une sublime université pour suivre des cours d’arts comme j’en avais toujours rêver. Mais les fait sont là, Andréas à coucher avec Naël et maintenant on passe le peut de temps que l’on a ensemble à s’engueuler parce que je fais n’importe quoi avec le beau brun. J’ai l’impression qu’il ce fout de ma gueule d’un seul coup et je me sens vraiment en colère contre mon meilleur ami. Tellement que je dis tout ce qui me passe par la tête et que je ne fais pas spécialement attention à ce que mes paroles puissent blesser le jeune homme toujours assis à côté de moi. Lorsqu’il me dit qu’il n’est pas un jouet, je comprends que je suis allé un peu trop loin dans mes propos. Je soupire un peu et cherche à me rattraper, mais Naël va plus vite que moi et me demande de ne pas me disputer avec Andy. Sans le vouloir je me mets à rire, je crois que c’est tout simplement nerveux. Mais très vite je relève la tête vers mon amant et plante mon regard dans le sien. « Je t’en veux pas Naël. On se connaissait pas, tu faisais et tu fais toujours ce que tu veux d’ailleurs, mais… Tu sais on a vécu pas mal de coup dur avec Andy et depuis peu il arrête pas de me prendre la tête avec le comportement que je peux avoir avec toi. On se dispute constamment et il m’a rien dit. Je sais que je lui cache un truc énorme, bien plus qu’une simple histoire d’une nuit, mais je sais pas… Sans t’offenser Andy baise, c’est tout ce qu’il fait. Même si je te l’ai jamais réellement prouvé, je suis pas comme lui. Loin de là. » Est-ce que je viens d’avouer à Naël que je tiens réellement à lui ? Je crois bien… C’est juste que je veuille qu’il comprenne que je ne viens pas le baiser avant de fuir. Non. Je lui fais l’amour et c’est quelque chose de totalement différent pour moi et je voudrais qu’il comprenne et qu’il voit cette différence.

Déstabiliser par la conversation, je ne réalise même plus ce que je raconte et finis par lui demander s’il y a quelqu’un d’autre dans sa vie. Soudainement j’ai besoin de savoir. Savoir si d’autres que moi le rejoigne dans ce lit ou pas. Je veux juste savoir, mais avant que je n’aie le temps de dire quoique ce soit Naël m’allonge sur le matelas et s’assoit à califourchon sur moi. Mon dieu. J’adore lorsqu’il prend le dessus comme cela et depuis le temps je pense qu’il a très bien compris que cela me donnait juste envie d’aller plus loin. Il m’embrasse et j’en oublie presque la question que je viens de lui poser, pourtant après un long baiser intense, il finit par me répondre et je me sens soulager. Les mains qu’il vient de citer glisse alors dans son dos jusqu’au creux de ses reins. On ne se lâche plus du regard et bien entendu Naël me retourner la question et avant que je ne réponde il m’assure qu’il serait jaloux si jamais il y avait quelqu’un d’autre et cela me fait mal au cœur. Parce que la jalousie implique qu’il est attaché. Mais n’est-ce pas trop tard de toute manière ? Je crois que si… Je soupire un peu et viens doucement caresser son visage du bout des doigts. « Il y a que toi Naël. Juste toi et ça me va très bien comme cela ! » Je me relève quelque peu et viens enrouler mes bras autour de sa nuque pour coller son torse au mien. Je l’embrasse comme si c’était la dernière fois. Je n’ai plus vraiment envie de à bout de souffle je viens coller mon front contre le sien. « Dit moi que l’on a finis de discuter pour ce soir et que je vais pouvoir te faire l’amour de nouveau. » Un petit sourire se déroule sur mes lèvres et je l’embrasse à nouveau. « Parce que j’en ai vraiment envie tu vois. » dis-je tout en le faisant basculer sur le matelas. Oh oui. Vraiment envie. Oh oui. Vraiment envie. Mais avant de me lancer ou de nous laisser emporter par le désir, je finis par lui dire dans un murmure « Promis je ne partirais plus. Je resterais même pour le petit déj si tu y tiens! »


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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Dim 24 Aoû - 2:05

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Lui avoir dit que j'avais couché avec son meilleur ami il y a de cela plusieurs mois, m'avais complètement mis mal à l'aise devant lui. Je voyais bien que cela ait été, si je peux dire, un choc pour son moral. Apprendre que la personne avec qui l'on fait l'amour a déjà couché avec une personne aussi près de nous, ne doit pas être de tout repos. Je pouvais comprendre qu'il en voulait quelque peu à Andréas de ne rien lui avoir dit, surtout que c'est lui qui nous avait présentés. Le fait qu'il ait ricané lorsque je lui ai demandé de ne pas s'engueuler avec lui pour cette histoire et surtout pour moi, m'a bien fait comprendre que j'ai parlé pour rien, puisque, si j'ai bien compris, ce n'est pas la première fois qu'ils lèvent le ton de leurs voix à mon sujet. Je devrais être choyé qu'Andréas ne trouve pas cela correct ce que Sevan me fait subir, mais en même temps, il avait ses raisons, même si elles n'étaient pas les meilleures. Par contre, je me sentais désormais soulagé de savoir qu'il ne m'en voulait pas et la suite de sa phrase, je fis bien comprendre qu'il tenait à moi, plus que je n'aurais pu le penser. Certes, il avait raison, il ne m'avait pas vraiment montré son attachement envers ma personne en me laissant tombé à chaque fois que j'étais endormi, néanmoins, j'espérais réellement qu'un jour, cela cesse. J'avais encore du mal à le concevoir, pas que je ne lui faisais pas confiance, il m'a bien donné la sienne en m'avouant pour sa maladie et ce, avant son meilleur ami, mais j'avais toujours cette petite voix au fond de moi qui me répétais sans cesse de ne pas trop me faire d'illusion. Au moins, il n'était toujours pas parti, c'était une très bonne chose et sa révélation qu'il venait tout juste de me faire, me faisais chaud au coeur. Le savoir, un minimum attaché à moi, autre que pour le sexe, me donnais de l'espoir et j'en étais heureux. Il ne restait plus qu'à savoir ce que l'avenir nous réservait. Dans tous les cas, je comptais laisser venir les choses, ne rien précipiter. Ce n'est pas parce que lorsqu'on partage les draps, nous sommes en parfaite harmonie qu'en dehors, au grand air, cela serait de même.

Je me sentais mieux depuis que je lui avais révélé ce petit passage de ma vie, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il me demande s'il était le seul amant que je possédais. C'était pourtant le cas et je lui fis bien comprendre d'une manière un peu spéciale. Je savais que Sevan aimait bien que je me montre entreprenant, alors sûr de moi comme je le suis dans la vie de tous les jours, je répondis à sa question en lui embarquant sur le corps tout en venant lui capturer ses douces lèvres. Ces lippes qui me font rêver et je finis par lui confirmer qu'il était bien le seul. Je le sens se détendre sous moi et un petit sourire pris forme sur mes lèvres, avant qu'il encercle ma taille de ses mains. Évidemment, je voulais savoir si c'était de même pour lui et lorsque je lui fis la remarque de ma jalousie si ce n'était pas le cas, il se mit à soupirer. Je me mordis donc la lèvre inférieure en le regardant, regrettant mes paroles mêmes s'il me caressa le visage en me confirmant que j'étais également le seul tout en m'attirant vers lui pour m'embrasser pour appuyer ses mots. Je me laisse bercer par ce baiser, y prenant particulièrement goût, alors que je le trouvais différent des autres. Peut-être que je me faisais des idées.

Il était surtout meilleur que les précédents. Cependant, la question qu'il me demanda, alors qu'il venait de rompre le baiser, me stressa quelque peu. Ce n'est pas que je ne voulais pas m'abandonner à ce plaisir avec lui, mais ce qu'il m'a dit plus tôt, était ancré dans mon cerveau. Qu'est-ce qui me dit que son coeur tiendrait le coup ? C'est sans doute bête de me faire peur avec ça, surtout qu'il veut être traité comme une personne en pleine santé, mais je ne peux faire autrement que de m'inquiéter pour lui. Toutefois, j'essaie de ne pas lui montrer mes craintes et lui souris lorsqu'il me dit en avoir très envie. S'il savait à quel point c'était réciproque. Il pouvait en témoigner par lui-même par l'état de mon caleçon. Je n'avais toujours rien dit, qu'en moins de temps qu'il faut pour le dire, nos positions furent échanger. De plus, sa promesse déclencha en moi une euphorie. Avais-je bien entendu ? Allais-je réellement me réveiller à côté de lui et partager le petit-déjeuner avec Sevan ? « Si tu me prends par les sentiments. » Plaisantais-je. De toute façon, j'étais dans l'impossibilité de lui résister bien longtemps. Il avait une très grande emprise sur moi, sans le savoir. « J'ai beaucoup trop envie de toi pour te refuser quoi que ce soit. » Et avec ces mots, mon doigt vint caresser sa lèvre inférieure. Et pour l'énième fois, j'attrapai son menton pour venir déposer un baiser enflammé sur ses lèvres. Et je redécouvrais le goût de celles-ci comme si je ne les avais pas goûtées depuis des années et c'était toujours aussi enivrant, toujours aussi bon, toujours aussi transporteur. J'éprouvais désormais un désir intense de le toucher, de découvrir et savourer chaque parcelle de ce corps si tentant, d'embrasser la tache de naissance qui se trouvait sur son cou. Tout de Sevan enivrait mes sens. N'y tenant plus, je descendis ma main tout le long de sa colonne vertébrale, continuant du même coup notre baiser enflammé. Ma main se fraya un chemin sur son torse et en même temps, j'embrassai sa mâchoire pour descendre peu à peu vers son cou, y laissant par le fait même, une marque qui sera bien visible dans les jours à venir. « Es-tu certain que c'est une bonne idée ? » Lui demandais-je malgré tout. Ça ne me gênais pas loin de là, mais l'attachement se faisait de plus en plus ressentir en moi, surtout si nous couchions encore une fois ensemble. Malgré tout, j'avais énormément peur de souffrir.

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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Ven 29 Aoû - 2:08

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Naël ∞ Sevan
Oui cela me fait bizarre de savoir qu’Andréa et Naël on eu un moment intime ensemble. Oui dans le fond je suis légèrement en colère contre mon meilleur ami, mais bien vite j’essaye d’oublier tout cela. Je n’ai pas envie de me prendre la tête ce soir et surtout je n’ai pas envie de gâcher notre nuit. Je crois que je l’ai déjà assez fait comme cela. Je n’ai plus envie de perdre de temps avec le beau métisse. Je crois que j’ai déjà ruiné assez de moment comme cela en partant comme un voleur. Je lui ai fait une promesse et je compte bien la tenir. Alors oui je me suis un peu emporter en apprenant la nouvelle, mais je me calme bien rapidement. Je vois bien que Naël ce sens mal d’être le sujet de mes disputes avec Andy, mais il ne faut surtout pas qu’il commence à penser que tout cela est uniquement de sa faute. Ce n’est pas du tout le cas d’ailleurs. C’est juste nous… On ne sait pas ne pas s’engueuler tous les deux avec Andréa, ça a toujours été comme cela. Alors oui c’est un peu plus fréquent ces derniers temps, mais j’ai bel et bien conscience que c’est grandement en partie parce que je lui cache quelque chose d’énorme. Enfin. Je ne veux plus vraiment penser à cela pour le moment. Je préfère me concentrer sur l’homme allongé à mes côtés.

Très rapidement, Naël prends le dessus sur la situation et je ne peux m’empêcher de sourire comme un idiot. J’aime lorsqu’il est entreprenant de cette manière. Il n’y a aucune relation de dominant ou dominé entre nous, on inverse les rôles, c’est selon nos envies. Je dois dire que c’est tout de même moi qui lui saute dessus la plus part du temps, mais parfois comme c’est le cas à cet instant, Naël veut prendre la direction des choses et j’adore cela. Je laisse ses mains courir sur moi et ne cesse de sourire sous ses baisers. On n’a jamais réellement défini notre relation, ce n’était que la relation d’une nuit même si cela dure depuis six mois, mais une chose n’as fait qu’évoluer entre nous : la tendresse. Au départ c’est vrai nos rapports étaient assez sauvage, sans vraiment de tendresse ou de câlin. C’était une relation physique tout simplement. Puis on a continué à ce voir et la tendresse c’est doucement installer entre nous. Désormais on prend le temps de se câliner, on s’embrasse de manière tendre et passionner et c’est quelque chose qui me plaît de plus en plus. Je n’ai jamais réellement été habitué à ce genre de chose. Je n’ai jamais réellement eu de copine et encore moins de copain. Naël est ce dont j’ai besoin en ce moment même si j’ai du mal à lui dire. Alors je laisse mes baisers parler pour moi, mes mains prendre la forme de toute la tendresse que je ressens pour lui. Pour la première fois, on met des mots sur quelques unes de nos inquiétudes et en quelques minutes on s’accorde sur le fait que l’un comme l’autre prenons cette ‘relation’ de manière exclusive. Finalement, je me retiens presque de rire en prenant conscience qu’au final, on ne met aucun met sur ce que nous sommes, mais que l’on en a tout de même une idée assez précise. On est juste trop idiot pour ce le dire contrairement ou tout simplement pour s’en rendre compte.

On se laisse complètement aller dans nos câlins et dans nos baisers. Ma langue danse avec la sienne tandis mes mains glissent doucement sur son torse fin et musclé. Je finis par lui proposer que l’on arrête de discuter un peu et que l’on reprenne une certaine activité physique. Oui on a déjà fait l’amour ce soir, mais subitement j’ai réellement envie de lui. J’ai envie de ne faire plus qu’un avec lui. Quand je lui dis que je serais là pour prendre le petit déjeuner avec lui, je sens Naël se détendre subitement sous mes bras. Il accepte mon idée et finalement m’embrasse de nouveau avec une certaine fougue. Il est partout et nul part à la fois d’un seul coup. Ses lèvres redessinent les lignes de ma mâchoire avant de descendre dans le creux de mon cou. Je tends la tête en arrière et lâche un soupir de plaisir lorsqu’il finit par me marquer. Je crois que je vais me promener avec un suçon pendant quelques jours, mais je m’en fiche totalement. Je ne pense qu’à l’homme que j’ai entre mes bras et aux baisers qu’il me donne. Je sens que mon cœur s’emballe de plus en plus sous ses caresses. Un nouveau baiser et très vite je commence à sentir qu’il va falloir que je m’arrête. Il faut que je reprenne de l’air un peu. Je m’éloigne à contre cœur et prends le temps de respirer doucement. Ce ne serait pas le moment de m’écrouler. Je ferme les yeux un instant et me concentre donc sur ma respiration et pas sur celle de Naël pour une fois. Le jeune homme finis par me demander si c’est une bonne idée de continuer et je finis par rouvrir les yeux pour croiser son regard. Je caresse sa joue du bout des doigts et lui offre un petit sourire. « Ca va. Donne-moi deux secondes et ça ira. » Je viens enfouir mon visage dans le creux de son cou et caresse doucement sa peau pour ne pas rompre notre contact. Je ressens cette douleur tellement habituelle dans mon bras gauche et je sais que ça ne va pas s’en aller en quelques secondes. Je commence à connaître les réactions de mon corps maintenant, je sais quand je dois dire stop, lorsque je dois arrêter. Je sais que je ne devrais pas jouer au con, mais je n’ai pas envie de retourner m’allonger sagement à côté de Naël pour m’endormir comme ça. Non je ne veux pas. Je lui ai dit que j’allais lui faire l’amour et je ne vais pas m’arrêter là. Pourtant lorsque je relève la tête et croise de nouveau le regard de mon amant, je comprends que quelque chose le tracasse totalement. Je viens coller mon front contre le sien et dépose un rapide baiser sur son nez. « Qu’est-ce qui te tracasse comme ça ? » lui demandais-je alors doucement. « Tu sais tu peux me parler maintenant… » Maintenant que l’on a abaissé les barrières il ne faut pas que l’on retourne se cacher derrière.


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K. Naël Mc Ardle
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Sam 6 Sep - 7:39

we can start it all over again
Sevan & Naël



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Comment ne pas être en totale admiration devant un corps comme celui de Sevan ? Ou encore lorsqu'il me montre toutes ses petites mimiques alors que je me montre entreprenant avec lui. Je sais qu'il adore cela surtout qu'il n'arrête pas de sourire face à ma tendresse. J'aimerais tant lui dire ce que j'ai sur le coeur à ce moment précis. Lui dire que l'inquiétude a pris le dessus sur moi depuis tout à l'heure, lorsqu'il m'a avoué sa maladie. J'aimerais pouvoir le protéger, le faire essouffler le moins possible, lui faire comprendre que sa santé est beaucoup plus importante qu'une simple partie de jambes en l'air, mais je ne le fais pas. Je continue à penser qu'il veut se faire traiter comme étant une personne en pleine santé et également le fait, qu'il ne veuille pas que je m'attache à lui. Alors, je me montre au-dessus de tout et fait comme si la relation que nous avons en ce moment me convient amplement. Je sais que cela pourrait mener à ma perte, que je pourrais en souffrir, surtout s'il se trouve une personne avec qui partager sa vie. Par contre, tant que je suis le seul mec avec qui il partage les draps, je n'ai pas de souci à me faire. Toujours est-il que si cela devait arriver et que je ne lui aurais rien dit concernant tout ce que je crois ressentir pour lui, je m'en voudrais puisque j'aurais la sensation d'avoir passé à côté de quelque chose. Cela dit, je garde cela enfoui en moi le plus possible et me contente des moments que nous passons ensemble. De toute façon, je suis déjà attaché à Sevan, c'est un fait, mais ce n'est pas de l'amour que je ressens, enfin, c'est ce que je suppose. Seul le temps me le dira.

Quoi qu'il en soit alors qu'il venait de me demander si nous avions assez parlé pour ce soir, qu'il avait autre chose en tête. Je ne pus, une fois de plus, ressentir une inquiétude qui se dissipa rapidement, me rendant compte qu'il allait rester auprès de moi, même qu'il allait prendre son petit-déjeuner à mes côtés. Plus rien ne comptait à présent. J'avais envie de lui faire plaisir, de le faire monter au septième ciel, comme il a pu le faire avec moi un peu plus tôt cette nuit. J'étais loin de pouvoir dire que je n'avais pas envie de lui, même si certaine frayeur due à l'attachement se faisant ressentir en moi. Et si, cette flamme augmentait après cette soirée ? Mais est-ce que déjà m'était-il possible de me détacher de son emprise ? Je ne pense pas. Peut-être que je tombais irrémédiablement sous son charme. Il n'y avait même pas de peut-être, c'était certain que je tombais sous son charme. À mon plus grand malheur. Mais on ne contrôle pas ce genre de choses, je n'avais pas choisi de me faire charmer par Sevan. Est-ce que j'avais peur de découvrir tout ce qui se cache sous la tendresse que nous nous donnons depuis quelque temps ? La réponse était évidente : oui, j'appréhendais. Qui sait ce que j'allais découvrir ? Et si je tombais totalement amoureux de lui ? À peine avais-je fini de penser à ça, il m'arrêta dans mes caresses. Je relevai un peu mon corps, le regardant attentivement, voyant qu'il était déjà essoufflé. Non, je ne pouvais pas lui faire, pour une deuxième fois l'amour. Je baisai la tête quelques secondes, regardant mes mains que je trouvais très intéressante avant de relever le regard et lui demander si c'était réellement une bonne idée ce que nous nous apprêtions à faire. Les paroles et le sourire qu'il m'adressait ne m'aidaient pas du tout dans mon choix. J'étais partagé entre deux mondes bien différents, voulant savoir ce qu'il désirait réellement. C'était encore le temps d'arrêter et de tout simplement dormir quelques heures. J'acquiesce donc à ses paroles, le laissant se coller encore plus à moi, lui laissant le temps, tandis que je lui caressais les cheveux. Je retombai rapidement dans mes pensées de tout ce qu'on avait pu se dire aujourd'hui.

De nombreuses minutes qui me paraissaient des heures passèrent avant que Sevan relève la tête vers moi et qu'il remarque mon inquiétude. Évidemment que je savais qu'il allait me demander ce qu'il m'arrivait. C'est seulement difficile à croire qu'il ne le savait pas déjà. Pourtant, avec tout ce qu'il a pu me dire aujourd'hui et tout ce que j'ai pu penser, il devait bien se douter que mes doutes avaient rapport à sa Cardiomyopathie ou encore à l'attachement. Je soupirai avant de secouer la tête, n'étant pas certain de vouloir lui révéler tout cela. Mais après tout, nous n'avions pas tout fait ce chemin pour reculer une nouvelle fois. « Je... Ce n'est rien ! Enfin, ce n'est pas grand-chose. C'est seulement que je n'aime pas te voir dans cet état. » Je déposai ma main directement sur son torse à l'endroit où se trouvait son coeur avant de poursuivre. Je lui devais toute la vérité. « Je ne veux pas souffrir, que ce soit par n'importe quelle raison. Plus je passe du temps avec toi, plus je m'attache. Je sais que j'ai promis de ne jamais te laisser tomber, mais ça devient difficile de gérer tout cela, tu comprends ? » Je ne suis même pas certain qu'il puisse comprendre ce que j'essayais de lui dire. Venais-je réellement de lui faire comprendre comme je commençais à tomber amoureux de lui, tranquillement ? J'en ai bien peur. Je baissai mon regard sur son bras, le caressant tendrement de mon pouce. « Tu as encore le temps de fuir, de partir sans te retourner et même de rompre tout contact avec moi. Ce n'est pas trop tard, je m'en remettrai, mais si on continue dans cette lancée, je doute être en mesure de me détacher. » Je n'osais même pas remonter mon regard vers lui. Le regarder tandis que je ne savais même pas ce dont à quoi il pensait. Ce qu'il allait décider ou dire, me mettait dans une position assez inconfortable. Et si je venais de dire quelque chose qui nous éloignerait pour de bon ? Non, je ne voulais pas penser à cela, mais je me suis promis de lui annoncer quitte à le perdre, qu'il arrête de me parler. « Je ne veux pas dire par là que je désire officialiser cette relation, qu'on se montre comme un couple aux yeux de tous, mais coucher avec toi me fait me rendre compte que je m'attache plus à toi que je ne le devrais, Sevan. » Je n'étais pas de ces personnes qui se faisaient des idées pour rien où qui s'attachent trop rapidement. Par contre, après six mois de fréquentation, souvent les sentiments évoluent.


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A. Sevan Callaigh
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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Lun 8 Sep - 2:00

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Naël ∞ Sevan
Un battement de cœur et cette douleur. Cette douleur que je connais tellement. Cette douleur qui me paralyse de plus en plus souvent et qui m’empêche d’avoir une vie normale. Cette douleur qui un jour va finir par gagner sur moi. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. Je suis habitué à tout cela, bien trop habituer même… Dire qu’au départ je pensais que c’était quelque chose d’anodin. Oui l’idiot que je suis pensait que cela allait passer comme c’était apparu. J’ai passé plusieurs mois comme cela à ressentir cette petite douleur de temps en temps, puis je suis entré à l’Université et j’ai repris le sport de manière intensive et j’ai fais mon premier malaise. Puis ce médecin a posé un mot sur cette douleur : cardiomyopathie. En y pensant c’est plutôt moche comme mot et concrètement ça ne veut rien dire. Enfin. Pour les médecins c’est clair comme de l’eau de roche, pour moi c’est juste quelque chose qui est en train de gâcher ma vie. C’est en train de me détruire petit à petit et j’ai de plus en plus de mal à accepter tout cela. C’est vraiment dur pour moi. C’est encore plus dur quand je me rends compte que je ne peux plus vraiment avoir une vie normale. La preuve. J’étais juste en train d’embrasser Naël et voilà que je me sens plus mal que jamais. J’ai du mal à avaler ma salive et j’ai mal dans mon bras. Je suis en train de chercher ma respiration tout en étant discret pour ne pas inquiéter le jeune homme allongé sous moi. Je lui demande juste quelques secondes et m’allonge sur lui pour enfouir mon visage dans le creux de son cou. Je ferme les yeux et essaye de me calmer. Les doigts de Naël qui glisse dans mes cheveux m’aident réellement dans ce processus. Ce n’est pas parfait, mais je me sens un peu mieux et décide de me relever. Tout de suite, je remarque que mon amant ne va pas très bien non plus. Je l’interroge même si dans le fond j’ai quelque peu peur de sa réponse.

Je me tais et me contente d’écouter Naël. D’un seul coup, il déverse tout ce qu’il gardait pour lui depuis un bon moment je pense. Il dit ne pas aimer me voir aussi mal, il dit aussi qu’il a peur de souffrir parce qu’au final il c’est attacher à moi. Plus il parle, moins je me sens bien. Je sens la crise d’angoisse pointer le bout de son nez. Je me sens véritablement mal. Tout ce que je redoutais est en train de se produire. C’est trop tard, il c’est attacher à moi. Je pensais pouvoir gérer. Tant que cela venait de moi, je pensais vraiment pouvoir gérer. Je le pensais vraiment et maintenant je me retrouve là dans ce lit où j’ai tout simplement l’impression d’étouffer. Je sens sa main glisser sur mon bras, mais je ne le regarde surtout pas. Je me sens parcouru par tout un tas d’émotions. J’ai envie d’hurler, de pleurer et de partir en courant. Pourtant je ne fais rien. Je ne bouge plus. Je reste comme cela pendant plusieurs minutes et finis par m’éloigner de lui pour me retrouver à l’autre bout du lit. J’ai envie de me rouler en boule et de reste comme cela pendant des heures. Je voudrais me retrouver tout seul. Je sais que je vais faire du mal à Naël, je le sais parfaitement et pourtant je peux plus partir. Parce que moi aussi je me suis réellement attacher à lui. Je serais pas là six mois après le début de notre ‘relation’ si ce n’était pas le cas. Puis cette douleur ne cesse de résonner dans ma poitrine et mon crâne. J’ai l’impression que je vais exploser. « Naël… Je me sens pas bien… » C’est tout ce que j’arrive à dire. Je sens mes yeux se remplir de larmes. Je suis en proie à mes angoisses et je ne sais plus du tout comment agir. Je sens que Naël se rapproche de moi et je ferme les yeux pour me calmer. Il faut que je me détende sinon je vais tout droit au malaise.

Pendant plusieurs minutes je ne dis rien. Je me blottis tout simplement contre le torse du beau brun. Je prends de profonde inspiration et peu à peu mon rythme cardiaque arrive à se calmer. Ce n’est pas encore parfait, mais au moins je peux parler. Ou tout du moins je vais essayer. Pour le moment je n’ose pas me retourner pour faire face à Naël, alors je fixe un point au loin dans le silence. « Je suis incapable de partir Naël… Je ne peux pas… Je crois que je tiens bien trop à toi. » Je me mords quelque peu la lèvre et ferme les yeux. « Je ne voulais pas tout ça tu sais. Je vais juste réussir à te faire du mal et je ne veux pas de cela, tu ne mérite pas ça… Tu es quelqu’un de bien. C’est toi qui devrais me fuir. Je vais t’apporter que des inquiétudes et tu n’as pas besoin de ça. » Tout en continuant à mettre toute mes forces pour ne pas le regarder, je me relève et m’assois sur le bord du lit. J’ai la tête qui tourne et je sais que je ne vais pas pouvoir me relever tout de suite. « Je suis désolé Naël… J’aurais dû te dire la vérité y a bien longtemps. Je vais mourir… Ca me fait tellement mal. Je ne sais pas combien de temps je vais tenir, parce que ça fait vraiment mal. » Je passe une main sur mon visage et soupire tout en me renfermant petit à petit sur moi même. J’attends juste que ça aille un peu mieux et je m’en vais. Même si cela me brise le cœur, il faut que je m’éloigne de lui.


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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Lun 8 Sep - 7:14

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Voir Sevan dans cet état ne présageait rien de bon. En un petit baiser ainsi que quelques caresses, cela lui occasionnait plus de tort qu'autre chose. Je n'aimais pas le voir ainsi, je n'aimais pas la position dans laquelle je me trouvais. Cela me brisait le coeur de le voir si mal en point pour si peu. Je ne pouvais pas rester ainsi à ne rien fait, je devais agir, quitte à en souffrir. Certes, j'ai hésité à lui dire tout ce que j'avais sur le coeur, je savais qu'il allait avoir peur de ma révélation. Par contre, je ne pouvais lui cacher plus longtemps. Il devait bien si attendre, qu'un jour ou l'autre, j'allais me poser des questions sur ce que je ressentais pour lui. Depuis quelques semaines, peut-être deux, que je m'interroge sur ce que je ressens pour lui. Est-ce que c'était des sentiments grandissant ou alors tout simplement que je voulais comprendre ce qui lui arrivait ? Je ne le savais pas jusqu'au moment où il m'annonça sa maladie. Ce fut le déclic dans ma tête, je savais maintenant ce que Sevan représentait pour moi et ce n'était pas que de l'amitié. Je ne couche pas avec des amis. Certes, j'ai déjà eu un sexfriend il y a quelques temps, par contre, je ne me montrais pas aussi tendre qu'avec le châtain. Avec lui, je ne réagissais pas comme avec Sevan. Je n'étais pas enclin à vouloir le protéger, je ne m'en faisais pas avec ce qu'il pouvait bien faire de ses journées. Néanmoins, avec le jeune homme qui se trouve en ce moment même dans mon lit, à mes côtés, ceci est autre chose. Il avait beau tout faire pour ne pas que je m'inquiète, c'était plus fort que moi. Comment réagir, lorsqu'une personne qu'on apprécie beaucoup a de la difficulté à reprendre une respiration normale ? Ça fait peur, vraiment ! Tout ce que je pouvais faire, était de lui montrer que j'étais là, que je le soutenais dans ce qu'il était en train de traverser, dans l'impuissance la plus totale. Cependant, je ne pouvais plus me taire, surtout qu'il me demanda ce que j'avais. Je lui dis qu'il était encore le temps de fuir, de ne plus m'adresser la parole. Était-ce une façon de me protéger ? Sans nul, aucun doute. Est-ce que c'est ce que je désirais ? Pas du tout, loin de là. Je le sentais se raidir contre moi, mais je décidai de continuer. Finir ce que j'ai commencé. C'était difficile en même temps de lui dire de partir. Il avait une très grande possibilité qu'il me prenne au mot... Puis tout d'un coup, il s'éloigna de moi pour prendre place à l'opposer du lit. Voilà, c'était fait, je n'aurai plus la chance de le retrouver à mes côtés, il allait s'en aller, comme je lui avais proposé. Je me disais que c'était trop beau pour être vrai, ce qui s'était passé, plus tôt, entre nous. Pourquoi est-ce que je lui ai tout dit ? Je n'aurais pas pu garder cela au fond de moi ? Lui dire que ce n'était rien, qu'on pouvait passer à autre chose ?

Plusieurs minutes passèrent sans qu'aucun de nous ne disent quoi que ce soit. L'ambiance était pesante. J'aurais bien aimé me rapprocher de lui, lui dire de tout oublier, mais je n'en pouvais plus de cette situation. Vraiment plus ! Lorsqu'il m'annonça ne pas se sentir bien, je ne pus me retenir de m'approcher de Sevan pour le prendre dans mes bras. « Calme toi, ça va bien aller, respire ! Concentre-toi sur ma respiration si ça peut aider » Lui dis-je le caressant dans le dos. Après tout, c'est tout ce que je pouvais faire. Certes, ma respiration n'était pas convenable et mon coeur battait plus rapidement qu'à son habitude, puisque j'étais inquiet pour lui, mais je faisais mon possible pour me détendre. Je déposai ma tête contre la sienne, essayant de trouver d'autres mots pour l'apaiser. Plus les minutes passèrent, plus je le sentais se détendre, du moins, il semblait reprendre des forces. Il n'était plus sur le point de faire une crise. Ce fut lui qui reprit la parole peut après. Même si sa phrase faisait plaisir à entendre, je ne pouvais pas complètement me réjouir. Il y avait un « mais » dans tout cela. Comme je le présentais, la suite de ses paroles, me fit soupirer. Comment pouvait-il penser qu'il allait me faire du mal ? Effectivement, dans un sens, ça pouvait être véridique. Toutefois, tout ce que je voulais, c'est être à ses côtés, ne pas le laisser seul. Être avec lui peu importe ce qui pouvait arriver. « Je t'interdis de dire ça, tu m'entends ! Je vais être présent pour toi si c'est ce que tu désires. Je ferai n'importe quoi pour toi. En revenge, j'aimerais que nos petites soirées nocturne s'arrêtent, c'est ça qui me fait le plus mal dans cette histoire » Même si je pense ne plus être en mesure de m'en passer. Cette dernière phrase, je ne fis que là penser. Je n'avais plus envie de me prendre la tête avec cela et de toute manière, c'était tout de même assez difficile pour moi de le laisser s'en aller, surtout que maintenant, je connais son secret. Je serai encore plus inquiet si nous finissons par ne plus se parler. S'il décide de s'éloigner de moi définitivement ! Je ne sais pas du tout de quoi a-t-il peur en fait.

Sevan finit par s'asseoir, comme s'il était prêt à partir et ce fut à mon tour de sentir les larmes me monter aux yeux. Comment ai-je pu me laisser avoir ? Pourquoi ai-je le don d'attirer des situations comme celle-ci ? Je n'ai pas le droit d'être heureux quelques fois ? Ce fut encore pire lorsqu'il me reparla du fait qu'il allait mourir, qu'il avait mal et qu'il ne savait pas combien de temps il lui restait à vivre. Je fis donc la chose la plus stupide que je puisse faire. « Alors, part de chez moi. » Je m'étendis dans mon lit, sur mon flanc, lui tournant le dos, au cas où il déciderait de se retourner. Je ne voulais pas qu'il voit les larmes couler sur mon visage. Ses paroles m'avaient affreusement touché. « J'en peu plus de ça Sevan. Je croyais être capable de tolérer le fait que tu sois malade. Mais lorsque tu me le dis, ça me montre tout l'attachement que je peux avoir pour toi. Alors, s'il te plait va t-en. » Je voulais me retrouver seul. Il ne voulait pas que je m'attache à lui, mais c'était trop tard. Je ne pouvais pas revenir en arrière. Je ne pensais pas avoir de sentiment grandissant pour lui et encore moins entendre qu'il a une maladie du coeur. « Va t-en si tu as si peur de me faire du mal » Répétais-je plus pour moi que pour lui, des sanglots dans la voix. « Ou sinon reste, si tu penses que je peux t'aider à traverser ce que tu vis ou encore t'apaiser. Mais, fait un choix. » C'était à mon tour de ne plus me sentir bien du tout. « Pourquoi as-tu si peur de faire du mal aux autres ? Tu ne penses pas une seule seconde que nous voulons être présents pour toi ? Ce n'est pas si difficile à comprendre pourtant. Nous t'aimons Sevan, il va falloir que tu l'acceptes. Merde ! »



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Message(#) Sujet: Re: we can start it all over again ▲ naël Ven 12 Sep - 20:19

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Je crois que je m'attendais à tout sauf à cela. Jamais je n'aurais imaginé que anale finisse par me parler de ses sentiments aussi facilement. Non jamais. Il n'avait pas le droit de me faire ce coup la. Je l'ai prévenu tout à l'heure. Je lui ai dit que je ne voulais pas le voir s'attacher à moi. Je pensais qu'il m'en voulait encore assez, je ne pensais pas qu'on en était arrivé au pont de non retour. Parce que c'est désormais le cas. On ne pourra plus jamais faire comme si rien n'était jamais arriver entre nous. Maintenant il va falloir qu'il assume ses paroles et moi il va falloir que j'apprenne à vivre avec sa déclaration. Et c'est bien trop pour moi. Je ne voulais pas de cela. Je ne voulais pas qu'il s'attache, parce que je ne suis pas fait pour cela et je ne veux pas de cela surtout. J'aime beaucoup Nael. Oui. Après tout il est le seul que je vois depuis des mois et cela me suffit amplement. Je me sens bien avec lui, il m'apaise et quand j'ai passé une vraie journée de merde je n'ai qu'une seule idée en tête : aller me blottir dans ses bras. Pas les bras d'un autre, juste les siens. Parce que je sais que le beau brun ne va pas me rejeter et qu'au final sans vraiment le savoir il a toujours les bons mots et les bons gestes pour m'apaiser. Au final, moi aussi j'ai succombé sous son charme. Parce que tout ce qu'il vient de dire, je le pense et je le ressens aussi. Sauf que moi je n'ose vraiment pas me l'avouer et je ne veux surtout pas lui dire à lui. Parce que ça me panique tout cela et surtout parce que je n'arrive pas à le croire. Il dit m'aimer ou plutôt il prétend m'aimer. Et ça me panique. Je suis littéralement en train de faire une crise d'angoisse et cela n'arrange rien parce que j'avais déjà assez mal au cœur comme cela. Je ne gère plus rien du tout. J'ai l'impression que je vais m'écrouler et c'est presque en pleurant que je fais remarquer a Nael que je me sens pas bien du tout. Pourtant encore une fois il a tout de suite le non réflexe. Il se rapproche doucement de moi et me prends dans ses bras en me disant de prendre exemple sur sa respiration. Je vois bien qu'il flippe un peu, mais il arrive tout de même à me calmer. Je me concentre sur ses doigts qui glissent dans mon doigt et peu à peu je me détends. Ce n'est pas encore parfait, mais au moins j'arrive à respirer normalement.

Très vite pourtant tout part dans un véritable cauchemar. J'essaye d'expliquer mes craintes et mes doutes à Nael, mais celui-ci ne veut rien entendre. Il commence à me dire qu'il sera toujours la pour me soutenir. Je voudrais le croire mais je n'y arrive tout simplement pas. J'ai envie d'hurler, mais je ne me sens toujours pas très bien et je n'ai pas le courage de hausser le ton. Il me dit ne plus vouloir de nos petites soirées ou que tout du moins il ne veut plus avoir à se contenter de cela et je comprends qu'il est vraiment trop tard. Il est accroché. Pas totalement, mais si je pars maintenant je sais qu'il le prendra très mal. Alors j'essaye d'argumenter encore un peu. Je lui tiens tête et sans le vouloir je suis réellement en train de perdre. J'ai poussé Nael à bout. Il n'en peut plus, mais je ne le vois pas. Je lui tourne le dos et il finit par lâcher sa bombe. Pour la deuxième fois de la soirée il me demande de sortir de chez lui et cette fois son ton est bien plus dur que la fois précédente. Je sais qu'il ne rigole plus. Non il en a marre tout simplement et moi je m'en tête tel un idiot. Un gamin même devrait je dire. Il me propose deux alternatives que j'écoute attentivement. Soit je m'en vais et il ne veut plus jamais me revoir soit je reste mais il faut clairement que j'arrête de le repousser de cette manière et que je le laisse m'aider. Un choix qui paraît simple, mais qui ne l'ai absolument pas pour moi. Pas du tout même.

Avant même que je n'ai le temps de prendre une décision, autrement dit suivre ma tête ou mon cœur, Nael reprends la parole. Il me demande pourquoi je le rejette de cette manière et surtout pourquoi je ne vois pas a quel point on m'aime. Je sais qu'il inclut Andréa dans la conversation et cela me brise le cœur. Je sais qu'Andy m'aime ou tout du moins je l'espère depuis des années, mais avec Nael c'est totalement différent. Parce que cela fait remonter de vieux souvenirs que je pensais enfoui pour toujours. « Non c'est pas vrai, on m'aime pas. Il m’a dit que personne ne m'aimais et que j'étais juste un rater et que je le serais toujours... Il avait raison. » Il. Mon père. Cet homme qui m'as toujours terrorisé et qui un soir il y a plusieurs d'année de cela a totalement ruiné le peu de confiance que je pouvais avoir en moi. Je me retenais depuis un moment, mais cette fois c'est un peu trop pour moi et je sens qu'une larme s'échappe des mes yeux pour rouler sur ma joue bientôt suivi par plusieurs autres. Je n'ose même plus me retourner vers Nael et pourtant j'aimerais tellement aller me réfugier contre lui. Je soupire entre mes sanglots et tente de reprendre la parole. « Quand j'ai passé une journée de merde c'est toi que j'ai envie de voir, parce que je me sens bien dans tes bras et que tu es le seul à savoir me calmer quand rien ne va... J'ai juste peur... Peur que tu te rendes compte que tu ne veux pas d'un mec malade, peur que tu m'abandonne. Même après plus de quinze ans d'amitié j'ai peur qu'Andy m'abandonne et c'est pour cela que je lui dis rien. » Je me tourne et croise rapidement le regard de Nael. « J'ai pas envie de partir... »


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